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VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER

1968, Pennsylvanie. Steven, Mickael et Nick travaillent dans une aciérie du bourg et forment une bande très liée. Nick et Mickael sont tous deux attirés par Linda, tandis qu’ils préparent le mariage de Steven avec Angela. Mais cette tranquillité est rattrapée par la guerre au VietNam, lorsqu’ils sont tous trois mobilisés pour partir au combat…

Sur les trois heures que durent la projection, seulement 40 minutes se déroulent véritablement au coeur du conflit entre les Vietnamiens et les Américains, et pourtant Voyage au bout de l’enfer demeure le film définitif sur cette sale guerre, même devant le phénoménal Apocalypse Now ou le surestimé Full Metal Jacket. Michael Cimino n’en est qu’à son second passage derrière la caméra et sa maitrise est malgré ça absolument éblouissante. Avec un lyrisme déchirant, il divise son histoire en trois parties distinctes (avant le départ au front, pendant l’horreur, après le conflit) et cerne mieux qu’aucun autre cinéaste les traumatismes et séquelles des hommes revenus de l’enfer. Une poésie douloureuse accompagne toute la longue séquence du mariage orthodoxe, la partie de chasse (avec ses plans de nature sublimes), et mis à part deux gouttelettes de sang tombées sur la robe blanche de la mariée, rien n’annonce le cauchemar qui va suivre. Cimino trouve sans cesse un juste équilibre entre l’émotion et la cruauté (sans tomber dans la complaisance d’un Oliver Stone avec Platoon par exemple), il décrit minutieusement le retour si compliqué dans un quotidien et l’impossibilité d' »être comme avant », au milieu de gens qui n’ont rien vu des atrocités. On reconnait aussi déjà la grandeur épique de la mise en scène de Cimino qui la portera à son zénith dans La Porte du Paradis. Des thèmes aussi riches que l’individualisme et la solidarité, le deuil et l’espoir, se voient harmonieusement liés entre eux dans un scénario à la fois ample et finalement d’une belle simplicité.

A l’affiche, de grands noms pas encore devenus des stars confirmées et qui donnent le meilleur d’eux mêmes: Robert de Niro, deux ans après Taxi Driver, confirme le poids colossal de son interprétation, Christopher Walken émeut fortement en soldat brisé de l’intérieur, Meryl Streep parvenant à faire exister son personnage malgré un temps de présence réduit à l’écran. Tous leurs partenaires (John Savage, John Cazale, George Dzundza) sont à l’unisson. Voyage au bout de l’enfer réussit à ne pas verser dans la dénonciation politique, préfère proposer un vrai drame humain, le chant du cygne d’une génération de pantins décimés. Cinq Oscars ont été attribués, dont un à Cimino et un au film, le classant d’emblée dans la liste des chefs d’oeuvres incomparables.

ANNEE DE PRODUCTION 1978.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

LE film phare sur la guerre du VietNam et surtout ses conséquences humaines. Réalisation magistrale de Cimino, récit ample et beau, et une brochette d'acteurs à leur meilleur: De Niro, Walken, Streep. Une claque!

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