L’HEURE D’ETE

En plein été, la famille Berthier, d’habitude disséminée autour du Globe, se réunit pour fêter les 75 ans de la matriarche, Hélène. Ses trois enfants Adrienne, Jérémie et Frédéric s’entendent bien mais se voient peu. Hèlène a consacré sa vie à protéger et promouvoir l’oeuvre de son oncle, le peintre Paul Berthier. Elle possède des objets et des tableaux de très grande valeur. Et voila qu’elle évoque sa fin prochaine…

Cinéaste éclectique et à l’oeuvre déja bien fournie, Olivier Assayas propose, avec ce drame sensible, un tableau familial délicat et joliment tissé. Questionnant la notion de transmission de patrimoine, mais aussi l’importance des souvenirs amassés dans une vie et se penchant aussi sur les rapports individuels face à notre finitude. Des thèmes sérieux traités avec nostalgie et finesse, à travers ce groupe de personnages face à la mort de leur mère et à la manière dont ils vont devoir gérer sa succession. Assayas pose des questions théoriques sur le comment entretenir la mémoire d’un grand homme (ici un peintre), pérenniser son oeuvre sans la trahir ni la brader, comment s’entendre entre frères et soeurs sur la marche à suivre, en ménageant les sensibilités de chacun. Avec une écriture  précise, une mise en scène intelligente, le film se distingue également par des mouvements de caméra très fluides et donnant énormément de vie aux scènes de groupe (très réussies et rappelant le cinéma de Claude Sautet). Du coup, même si le fond du propos n’est pas gai, le traitement revigorant nous entraine, sans mal, dans une ronde fort agréable à suivre.

Si la seconde partie accuse quelques petites baisses de régime, l’ensemble du casting emporte largement la mise. Juliette Binoche, en premier lieu, incarne une jeune femme ne tenant pas en place, expatriée aux Etats Unis et peu désireuse de s’impliquer dans cet héritage soudain, Charles Berling (sûrement le plus émouvant) écope du rôle du fils le plus visiblement touché par l’événement et Jérémie Rénier (très bon aussi) interprète l’ainé vivant en Chine et un peu en retrait. Aux côtés de ce beau trio, tous les autres comédiens sont formidables, en particulier Edith Scob, jouant la mère sentant sa fin arriver. Dans un dernier tiers touchant, Assayas passe le relais à la jeunesse, comme pour signifier que toute chose évolue, se renouvelle, que nous ne sommes finalement que de passage ici bas, et il le fait avec poésie et douceur.

ANNEE DE PRODUCTION 2008.

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Très belle et touchante histoire de famille face à la mort de la mère. Réalisation maitrisée, casting en or massif. Un des meilleurs films de son auteur.

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