SNOWPIERCER

A la suite d’une tentative ratée d’une entreprise de géo ingénierie pour contrebalancer le réchauffement climatique en 2014, par envoi d’un gaz dans l’atmosphère. Une glaciation de toute la planète extermine toute vie sur Terre. Les rares survivants vivent désormais dans un train lancé à vive allure: le Transperceneige. Il est dirigé par Wilford, le créateur de celui ci résidant dans le wagon de tête…

Avant de révolutionner la planète cinéma avec son chef d’oeuvre absolu de 2019, Parasite, le cinéaste coréen Bong Joon Ho avait déjà signé une allégorie sur la lutte des classes sous la forme d’une oeuvre de science fiction. Snowpiercer vient à l’origine d’une BD futuriste des français Jacques Lob, Benjamin Legrand et Jean Marc Rochette et mêle à la fois propos politique, action pure, et dystopie apocalyptique. Avec des thèmes d’une richesse indéniable comme la mondialisation, la fable métaphysique sur un groupe d’esclaves lancé dans une insurrection pour obtenir de meilleures conditions de vie, le film déroute dans un premier temps par son côté claustrophobique (ce train immense vu comme une prison de métal roulante) avant de proposer des séquences poétiques, des décors splendides (le numérique y est employé avec une belle créativité), et comme souvent dans le cinéma coréen, le divertissement se double d’un discours sur l’humanité, sur l’égoïsme ancré en chacun de nous, sur le chaos occasionné par une ère glaciaire nous rappelant sans cesse que la Terre pourrait connaitre un jour prochain des changements très menaçants pour l’Homme. Les prolétaires, représentés par les voyageurs en queue de train, deviennent fous et intenables afin de gagner leur place en tête, quitte à massacrer ceux qui les en empêcheraient. La première des deux heures empile certes un peu trop les scènes de « révolte » jusqu’à se répéter et l’auteur de The Host parvient davantage à capter notre attention ensuite grâce à la vigueur de sa mise en scène.

Au milieu d’images brillantes décrivant la survie d’une humanité enfermée dans ce train fou, les personnages aussi semblent tous dotés d’une folie singulière et Bong Joon Ho a établi un casting très intéressant. De Chris Evans à Jamie Bell, en passant par Octavia Spencer ou Song Kang Ho (futur star de Parasite), la distribution marque des points, enrichie par les participations mémorables de Tilda Swinton (méconnaissable et dingue à souhait), John Hurt ou encore Ed Harris dans un dernier tiers explosif. Snowpiercer assume également un discours écologique évident: pas mal comme ambition pour un film se posant en digne concurrent des gros blockbusters américains.

ANNEE DE PRODUCTION 2013.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Après le film de monstres avec The Host, le coréen Bong Joon Ho touche au genre science fiction et offre un spectacle d'action avec du fond. Casting à saluer.

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