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LA PRISONNIERE DU DESERT

1868, Ethan Edwards rentre dans sa famille deux ans après la fin de la guerre de Sécession. Après être reparti en mission, il découvre que son frère et sa famille ont été tués par des Comanches. Sa jeune nièce Debbie, 8 ans, a disparu, enlevée par les indiens. Ethan part à sa recherche, accompagné de Martin, un jeune métis élevé par son frère…

Le plus illustre réalisateur de westerns américains demeure encore et toujours John Ford, qui n’avait pas son pareil pour allier intrigue passionnante à suivre et ampleur de mise en scène rarement égalée dans le genre. La Prisonnière du Désert en constitue certainement un des piliers majeurs. Ford part pourtant cette fois d’un pitch très simple: un vétéran de la guerre de Sécession met tout en oeuvre pour arracher aux indiens sa jeune nièce kidnappée quand elle était encore une enfant. Toute cette quête guide le récit, à travers le portrait d’un héros peu sympathique rongé par sa haine viscérale des indiens, obsédé par cette revanche qui le porte, qui nourrit aussi son racisme profond et son désir sanguinaire. Cependant, toute la beauté du film se trouve dans ses décors (Monument Valley et ses paysages naturels à perte de vue accentuant encore davantage le sentiment de précarité des éleveurs texans), magnifié par un Technicolor flamboyant, Ford sortant le grand jeu en composant des plans impressionnants où la Nature engloutit totalement ses protagonistes. De même, il met en opposition deux hommes très différents (Ethan, solitaire et buté, Martin, immature mais plus tolérant), alors qu’ils sont motivés par une mission identique. Ford filme les saisons qui passent (l’action se passe sur cinq longues années), la chaleur écrasante du désert remplaçant la rude neige des hivers rigoureux. D’où une certaine mélancolie tenace habitant le métrage jusqu’à son dénouement. La séquence d’ouverture avec cette caméra qui filme un homme de loin, vu depuis l’embrasure d’une porte de maison, répond directement au plan final avec le retour du héros et de sa nièce dans la même maison. La boucle est bouclée.

Acteur récurrent de Ford, John Wayne joue a minima, se contentant d’être juste là, présent par sa force tranquille, face à Jeffrey Hunter, indocile, nerveux, avec le dynamisme de ses 20 ans. Etonnante prestation de Vera Miles, future star d’Hitchcock dans Le Faux Coupable et Psychose, incarnant une femme amoureuse et impatiente de se marier avec le jeune homme qui part pour renouer sa famille brisée. Quant à Natalie Wood, elle n’a droit qu’à cinq minutes à peine pour faire exister cette petite prisonnière du titre, tiraillée entre deux mondes, deux cultures. En ajoutant à tout ça la superbe partition de Max Steiner, il n’est pas exagéré de considérer cette oeuvre de Ford comme le nec plus ultra en matière de western.

ANNEE DE PROUCTION 1956.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Immense western, beauté des paysages à couper le souffle et récit prenant d'une quête. Ford à son meilleur. John Wayne s'impose nettement. Un must.

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