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CYRANO DE BERGERAC

Cyrano de Bergerac est amoureux fou de sa cousine Roxane, mais celle ci lui avoue qu’elle aime Christian de Neuvillette, un nouveau cadet qu’elle lui fait promettre de protéger. Conscient de son manque d’esprit, Christian obtient par ailleurs de Cyrano, qu’il écrive pour lui ses lettres d’amour à la belle Roxane…

Quand René Cleitman eut l’éclair de génie de produire une nouvelle version du célèbre roman d’Edmond Rostand, le réalisateur Jean Paul Rappeneau y vit l’occasion rêvée d’adapter ce texte fameux par le biais d’un grand film populaire, une fresque de cape et d’épée où les mots allaient avoir une place cruciale. L’action y est en effet aussi importante que les tirades des personnages (en alexandrin s’il vous plait, ce qui n’était pas une partie gagnée d’avance!), le courant passe entre sa mise en scène survoltée, son tempo affolant, sa manière de faire du film en costumes quelque chose de très contemporain. Evitant l’aspect décoratif que l’on pouvait redouter, Rappeneau peut à loisir mettre l’accent sur le rythme (un des moteurs essentiels de son cinéma depuis Les Mariés de l’An 2), incluant joutes verbales, déclaration d’amour enflammées et démesure générale, tout au service de Rostand et de son texte magnifique (la tirade sur le nez de Cyrano, la scène du balcon au clair de lune, et évidemment le final déchirant où il tombe le masque de l’amoureux éperdu devant sa bien aimée). Il y a bien sûr un aspect théâtral assumé avec les artifices de décors, la poésie constante des dialogues, l’idée du souffleur de vers renvoyant directement aux planches… pourtant c’est bel et bien une oeuvre de cinéma en bonne et due forme. Rappeneau a réussi à réconcilier le public intello et celui des comédies truculentes souvent méprisées et son Cyrano a la chance d’être interprété par le plus grand acteur français.

Gérard Depardieu s’empare du rôle avec toute la monstruosité qui est la sienne, toute sa grandiloquence et paradoxalement sa finesse et son phrasé tantôt déclamatoire ou chuchoté, sa voix graduant du ton le plus grave aux sons les plus doux. Un miracle de composition très justement salué jusqu’en Amérique, où il rata de peu son Oscar à la suite d’une interview vantant ses exploits de jeunesse en tant que voyou notoire de Chateauroux. Le film fit un carton aux Césars avec 10 statuettes dont une pour Depardieu et pour son réalisateur. N’oublions pas de citer le reste de la distribution: Anne Brochet, émouvante Roxanne, Vincent Pérez jeune premier bien beau et adroit aussi dans son jeu, Jacques Weber majestueux en Comte de Guiche. Cyrano a tout pour plaire: du nez et du panache!

ANNEE DE PRODUCTION 1990.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Du très grand cinéma populaire et intelligent, fresque toute entière reposant sur le texte de Rostand, des costumes magnifiques et surtout un Depardieu dans des fulgurances inégalées. 10 Césars à la clef!

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