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VIVRE POUR VIVRE

Reporter de renom, Robert Collomb profite de ses nombreux voyages pour avoir des aventures féminines sans lendemain. Jusque là, le couple qu’il forme avec Catherine a tenu bon, mais tout change le jour où il rencontre Candice, une jeune femme dont il tombe éperdument amoureux. Il va lui falloir prendre la décision d’annoncer la nouvelle à Catherine qui sent bien que quelque chose n’est pas normal…

Tout juste un an après le triomphe et la Palme d’Or d’Un Homme et une Femme, Claude Lelouch reprend sa caméra pour entamer son nouveau long métrage, une histoire d’amour et de voyages comme il les affectionne tant. Cette fois, il fait s’entrecroiser les destins individuels avec la grande Histoire (notamment la guerre du VietNam), le dilemme d’un homme déchiré entre sa maitresse et son épouse, les sentiments qui changent au bout de dix ans de mariage et l’usure du couple. Tous ces thèmes condensés ici avec l’intact besoin de parler d’amour et filmés avec flash backs, gros plans, improvisations dans les dialogues: la formule Lelouch en quelque sorte se confirme dans un cinéma qui lui est propre et auquel on peut soit adhérer soit réfuter. Vivre pour vivre interroge la duplicité de l’homme à travers la double vie d’un reporter, radiographie les effets néfastes du mensonge dans le couple et le désamour qui s’installe insidieusement. De ce point de vue, Lelouch garde une inspiration sans failles et parvient à nous faire partager les émois de la femme trompée et la lâcheté du mari inconséquent. Il a par contre du mal à imbriquer les séquences de voyage, comme par exemple la trop longue partie se déroulant au Kenya et qui finit par ressembler à un safari photo dont on ne voit pas très bien l’utilité dans le propos central, quant à celle du VietNam elle est censée nous rappeler (maladroitement) la fragilité de l’existence et nous alerte sur cette guerre effroyable « si loin de chez nous ».

Lelouch confie le rôle principal masculin à Yves Montand, au jeu contenu et presque neutre (une bonne chose!), tiraillée entre deux femmes magnifiques incarnées par Candice Bergen et Annie Girardot. Annie n’avait pas connu de vrais succès en France depuis son exil en Italie et c’est grâce à ce rôle d’épouse bafouée qu’elle explose de nouveau littéralement à l’écran. Sensible, forte, bouleversante, sa composition reste une des meilleures de sa carrière: son long monologue face caméra en gros plan filmé dans un train dit toutes les blessures de l’amour déçu, l’amertume causé par la trahison. Sans elle, Vivre pour Vivre serait presque un simple roman à l’eau de rose pour ménagères de plus de 50 ans.

ANNEE DE PRODUCTION 1967.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un récit qui s'éparpille et a du mal à nous accrocher par moments: Lelouch filme la vie, l'amour, les femmes comme à son habitude. Montand est sobre, Annie Girardot apporte une vraie note positive à ce film moyen.

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