Cinq sketches issues de bande dessinées d’horreur lues par un jeune ado avant que son père ne lui confisque le journal.
Des amants zombies revenus d’entre les morts pour se venger d’un mari jaloux, une météore qui répand sur terre un végétal vert dévorant, une invasion de cafards dans un appartement immaculé de milliardaire obsédé d’hygiène, un monstre velu enfermé dans une mystérieuse caisse, etc… Voici les ingrédients de cette adaptation d’un roman de Stephen King rendant hommage aux « comic books » d’épouvante prisées par les jeunes et porté à l’écran par un des maitres du genre, George Romero, délaissant pour l’occasion ses fameux zombies pour une partie d’humour macabre en bonne et due forme. Creepshow se présente sous la forme de sketches, d’inégale intérêt et qualité, découpés comme des vignettes de BD (pour garder l’esprit originel). Romero sait qu’il commande une série B et ne prétend guère offrir un film révolutionnaire, juste assez de fun et d’effrois pour contenter un public friand de trouille et de récits fantastiques. Pour l’élaboration des effets spéciaux, Tom Savini, déjà passé maitre dans cette catégorie avec Zombie ou Maniac, effectue un travail fort sympathique (notamment dans les maquillages des morts vivants ou la grosse bêbête poilue et gloutonne à l’origine indéterminée).
La distribution comprend quelques noms connus tels que Leslie Nielsen, cynique à souhait en mari devenu fou de jalousie, Adrienne Barbeau (épouse de Carpenter) en harpie vulgaire insupportable, Ed Harris en jeune fiancé blondinet ou encore Stephen King lui même en fermier victime d’une météorite le transformant peu à peu en immense plante verte! Creepshow connut un culte persistant durant les décennies 80/90, une suite vit même le jour (pas mauvaise du tout d’ailleurs) et la TV reprit le concept avec Les Contes de la Crypte. Plus de quarante après, il est permis de trouver le film légèrement « ringard » tout en passant tout de même un moment récréatif destiné d’abord aux aficionados.
ANNEE DE PRODUCTION 1983.



