WE

Le Roi Edouard VIII d’Angleterre abdique quelques mois après le début de son règne pour pouvoir épouser Wallis Simpson, une jeune femme divorcée. Il provoque alors la plus grosse crise constitutionnelle d’Angleterre de tout le vingtième siècle.

Après avoir tenté une première timide incursion dans la mise en scène avec Obscénité et Vertu, la chanteuse actrice Madonna retourne derrière la caméra pour diriger ce second long métrage relatant une histoire lui tenant très à coeur et bien connue de la monarchie anglaise: l’amour fou du roi Edouard VIII pour la roturière américaine Wallis Simpson et sa décision d’abdiquer pour vivre pleinement sa passion avec elle. Madonna ne choisit donc pas forcément la facilité en signant un film d’époque, en convoquant un lyrisme issu de faits réels et avérés, en essayant d’y apposer un point de vue autre que simplement médiatique. L’idée de raconter cette belle romance ayant défrayé la chronique britannique et dénaturée par la presse à scandales et les rumeurs les plus folles ne manque pas de courage ni d’intérêt, Madonna s’entourant pour l’écriture du script de son complice Alek Keshishian qui l’avait suivi partout pour le documentaire In Bed With Madonna. Malheureusement, si sa mise en scène élégante force l’admiration par le soin apporté aux mouvements de caméra et à la reconstitution historique, le scénario peine à maintenir notre attention, notamment à cause d’une deuxième histoire imbriquée à la première et se déroulant de nos jours, comme un effet miroir aux années 30. Madonna ne réussit pas à unir convenablement les deux intrigues et soit se perd dans des longueurs inutiles, soit échoue à imposer un véritable point de vue. D’où une absence dommageable d’émotions. En prime, une musique sirupeuse envahissante rend l’ensemble plutôt mièvre, malgré des intentions louables au départ. On ne peut pas dire que l’on s’ennuie, mais on se sent « à l’extérieur » en permanence.

Du côté du casting, on peut tout à fait le qualifier d’inégal: Abbie Cornish, l’interprète obnubilée par Wallis au point d’en reconsidérer sa propre relation avec son mari, apparait limitée dans son jeu, tandis qu’au contraire, Andréa Riseborough campe une Wallis Simpson non seulement ressemblante, mais aussi dotée du mystère qui convient parfaitement au personnage. Quant aux hommes, James D’arcy, classe et d’une beauté redoutable, joue Edouard VIII et Oscar Isaac écope du personnage d’Evgeni, le vigile ukrainien transformant la vie de Wally dans la partie contemporaine. Ambitieux autant qu’aseptisé, WE n’a rien de honteux en soi, seulement Madonna a encore les épaules de réalisatrice bien fragiles pour accomplir des miracles.

ANNEE DE PRODUCTION 2012.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Deuxième long métrage de réalisatrice pour Madonna. Sujet prenant mais scénario trop brouillon et "coupé" en deux par une maladroite imbrication. Réalisation passable et casting en demi teintes d'où se distingue surtout Andréa Riseborough. Pas formidable.

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