ZORRO

Diego de la Vega, dévasté par l’assassinat de son ami le gouverneur du Nouvel Aragon, est bien décidé à se venger. Il mène l’enquête en observant le colonel Huerta, un homme cruel aux attitudes de véritable dictateur auprès des plus faibles et des plus pauvres. L’arrivée en ville de Diego coïncide étrangement avec celle d’un mystérieux homme masqué, appelé Zorro, défendant les opprimés…

Bien sûr, le personnage mythique de Zorro fit les beaux jours de l’écran au temps du muet, incarné avec classe par Douglas Fairbanks, puis à la télévision dans les années 50 sous les traits de Guy Williams, petite moustache raffiné, beau coup d’épée et divertissement assuré. Une production franco italienne vit le jour au mi temps de la décennie 70 pour faire revivre le fameux vengeur masqué et le proposer aux nouvelles générations. L’italien Duccio Tessari (ex scénariste pour Sergio Leone)  s’atèle ainsi à un film d’action situé sous le soleil écrasant de Tolède, par le biais d’une mise en scène assez poussive, multipliant les gros plans de visages au détriment de plans d’ensemble plus élaborés. Peu à dire sur le récit, sorte de Robin des Bois masqué défendant la cause des plus faibles face à un gouverneur méchant et à son armée stupide et constamment ridiculisée. La plupart des éléments bien connus de la série sont intégrés à cette version (le sourd muet Bernardo -même si son rôle est sacrifié-, le beau cheval noir Tornado, le gros Sergent Garcia aussi incompétent que maladroit), les fans de Zorro se trouvent du coup en terrain familier. La petite musique entêtante de Zorro is back passe plusieurs fois sur la BO et rappelle de vieux souvenirs. Quelques longueurs déplorables ralentissent l’intrigue en cours de route, mais globalement la bande d’aventures se suit avec un plaisir certain.

Sous le masque, notre Alain Delon national, idéal pour ce rôle qu’il endosse en priorité pour amuser son jeune fils, fan du vengeur à la cape noire et signant son nom à la pointe de l’épée. Yeux bleus acier, pas de moustache, décontraction physique évidente: Delon assure le numéro avec panache, presque dix ans après La Tulipe Noire, à la ressemblance frappante. Ottavia Piccolo joue son amoureuse, Stanley Baker incarne le brutal et cynique gouverneur et enfin l’acteur français comique Moustache de par son embonpoint entre parfaitement dans la peau de Garcia. Clairement destiné d’abord au jeune public, ce Zorro constitue un aimable et distrayant spectacle, avec en prime un joli duel à l’épée de plus de douze minutes en guise de final.

ANNEE DE PRODUCTION 1975.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Pas révolutionnaire mais agréable, cette version italienne de Zorro vaut surtout pour ces scènes d'action et un Alain Delon investi. Tessari fait le minimum syndical.

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