Michael aime Carole, sa fiancée, mais ne peut résister aux charmes des autres femmes et conscient de son infidélité chronique, va consulter le psychiatre Fritz Fassbender, lui même frustré par son désir innombrable pour d’autres dames que la sienne. Victor, le meilleur ami de Michael, tente de distraire Carole pour la séduire à son tour…
Il n’y a pas que le titre qui est fou, le scénario tout entier et le déroulement de l’intrigue (foutraque au possible) le sont tout autant, voire plus! Il s’agit du tout premier script de M. Woody Allen, sorti de ses années de stand up à New York, et tentant l’aventure ciné avec plus ou moins d’habileté. Aux commandes de cette comédie sur l’infidélité masculine et l’irrésistible pouvoir de séduction féminine, Clive Donner, un réalisateur britannique encore peu établi dans le métier et qui filme cette ronde hystérique sans grande maitrise. Pas mal de séquences semblent le fruit d’improvisations ou de sketches mis bout à bout les uns aux autres (et pas toujours de manière cohérente), et dans le lot quelques pitreries rigolotes, des gags venus directement du cinéma muet et du flottement dans le rythme volontairement effréné (pour faire oublier les creux du script?). On reconnait l’écriture d’Allen dans sa fantaisie extravagante, ses bons mots, son obsession des psys et sa maladresse chronique… mais ça ne fonctionne que par soubresauts! L’ultime quart d’heure, complètement barré, part dans tous les sens avec une ribambelle de personnages montés sur pile électrique s’agitant dans une poursuite en « side car » délirante! C’est un comique d’un autre âge, typé sixties, par moments drôle, plus souvent ringard, une « kitsherie » quasiment inclassable (ce qui, en soi, le rend déjà unique).
Dans cette ronde menée à 100/Heure, le plus gros plaisir pris réside dans le casting international et hautement improbable réuni pour l’occasion. Peter O’Toole, à des années lumière de Lawrence d’Arabie, s’essaie au registre léger, Peter Sellers s’y fond plus naturellement avec son rôle de psy plus « dérangé » que ses patients, Woody Allen y fait ses gammes d’acteur et enfin Romy Schneider (si si!!) semble s’amuser comme une dingue dans cet univers si inconnu pour elle. En prime, tous les seconds rôles (Capucine, Tanya Lopert, Michel Subor, Jacques Balutin, Howard Vernon, Ursula Andress, etc…) et même les apparitions incongrues de Richard Burton et de… Françoise Hardy. Quoi de neuf Pussycat ? ressemble plus ou moins à une première expérience sous champignons hallucinogènes! Un gros « what’s the fuck »! on vous dit!
ANNEE DE PRODUCTION 1965.



