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LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE

L’imprésario Matt Masters et son bras droit emmènent leur cirque en Europe, écumer les plus grandes capitales. Il espère y retrouver Lilly, une ancienne trapéziste qu’il a jadis aimé et disparue depuis plus de 14 ans après la mort de son mari, Alfredo Flying. Lilly est la mère de Toni, l’actuelle reine du cirque et dont Matt s’occupe comme d’une fille…

Cette superproduction au budget colossal entendait concurrencer ou en tout cas égaler le chef d’oeuvre de Cecil B. De Mille, Sous le plus grand chapiteau du monde, sorti la décennie précédente. Mais, De Mille avait mis la barre très haut et Henry Hathaway, bon réalisateur de studio sans être un génie, dût passer derrière! Avec un script pas folichon qui plus est! En effet, les enjeux du scénario tournent autour de la vie quotidienne d’un cirque, ses différents numéros et des rapports entre les différents artistes, sans en approfondir la psychologie des personnages. Le film devient plus intéressant en incluant un protagoniste dont on parle un long moment sans la voir (Lilly la trapéziste) et dont on attend l’apparition (au bout d’une heure!!) pour relancer la narration. Dès lors, Hathaway construit un trio émouvant entre le père adoptif, la fille chérie, sa mère longtemps disparue et revenant dans les parages pour retrouver enfin son enfant. Quelques passages spectaculaires (un gros bateau qui coule, un incendie gigantesque) amènent un peu d’action dans un ensemble décevant davantage concentré sur les drames et les passions du groupe. Il manque justement du souffle à tout ça pour que le spectacle soit plus clinquant et plus faramineux.

Hathaway a par contre réuni un casting en or, palliant les faiblesses de sa mise en scène: John Wayne en directeur de cirque bourru et sensible à la fois impose sa présence de vétéran, Claudia Cardinale incarne sa protégée, sortie du triomphe du Guépard et pas toujours très à l’aise dans la langue de Shakespeare, et enfin celle sur qui toute l’attention se porte: Rita Hayworth, star déchue, encore belle malgré les rides et tenant là un de ses derniers rôles importants avant sa terrible maladie. Dès qu’elle apparait, le film gagne en tragique et rappelle les heures les plus merveilleuses d’un Hollywood désormais en plein déclin. Cette pâle copie de Sous le plus grand chapiteau du monde n’a rien de déshonorant, c’est juste une oeuvre assez anodine que l’on peut toutefois regarder pour sa belle distribution.

ANNEE DE PRODUCTION 1964.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un budget dantesque pour un scénario laborieux et une mise en scène pas terrible. L'intéret vient de John Wayne et de Rita Hayworth couple glamour.

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