KITTY FOYLE

Kitty Foyle est une jeune secrétaire travailleuse à Philadelphie. Elle tombe amoureuse de son patron, Wyn Strattford, un homme aux idées de gauche avancées. Mais son père ne voit pas cette liaison d’un bon oeil. A la mort de ce dernier, elle décide de s’installer à New York pour entamer une nouvelle vie…

Après une carrière entamée au temps du muet et quelques oeuvres sans grande consistance, Sam Wood fait appel au scénariste Dalton Trumbo (Spartacus) et notoirement poursuivi pour ses sympathies communiste et ensemble, ils mettent sur pied Kitty Foyle, un mélodrame pur jus dans l’esprit hollywoodien le plus éculé. Si la réalisation de Wood ne possède pas de relief particulier, le script en revanche « complexifie » un peu le traditionnel triangle amoureux: soit ici, une jeune secrétaire (Kitty) éprise de son patron riche et qui en pince pour elle mais ne veut pas l’épouser et un jeune docteur désargenté mais sûrement plus sincère quant à l’avenir qu’il veut lui assurer. On y évoque mine de rien la lutte des classes, les unions bâties autour de la question financière, l’émancipation féminine dans un monde ultra dominé par les hommes, la perte d’un enfant à la naissance, etc… autant de thèmes pas forcément attendus dans ce genre de production et de ce point de vue, Sam Wood sort du lot. La RKO, studio en charge du projet, mise tout sur l’histoire de cette fille très attachante pour qui l’on se prend d’affection dès le début au point que l’on ressent presque comme elle ses peines de coeur, son hésitation entre deux hommes, sa façon de mener sa vie comme elle l’entend. En gros, il s’agit pour l’héroïne de choisir entre passion et raison, de là tient tout l’enjeu de ce film appréciable, sans être incontournable.

L’autre excellente raison de se laisser séduire vient de l’actrice choisie, plus admirée d’habitude dans le registre chanté et surtout dansé auprès de son partenaire favori Fred Astaire: Ginger Rogers, inattendue en amoureuse irrésolue, romantique mais pas conne! Dans pas mal de séquences, son jeu très surprenant a levé les doutes sur ses capacités à être une actrice de composition. Elle décroche un Oscar pour l’occasion et assez mérité, reconnaissons le! Au point aussi d’éclipser ses deux partenaires masculins, les insignifiants Dennis Morgan et James Craig. Ce portrait de femme, libre avant l’heure, contient des éléments assez avant gardistes et pour cet aspect là, il mérite qu’on s’y arrête.

ANNEE DE PRODUCTION 1940.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Réalisation anodine de Sam Wood mais script assez surprenant pour un mélodrame écrit avec intelligence. Ginger Rogers est formidable dans le rôle titre.

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