VILAINE

Mélanie, ronde et pas très gâtée par la nature, est une fille gentille, super gentille, trop gentille! Jusqu’au jour où elle comprend que ses trois supposées « meilleures copines » la pourrissent et se moquent d’elle dans son dos, elle décide que tout ça va changer. Et sa vengeance va être terrible!!

Deux acolytes réalisateurs venus de la télévision, Jean Patrick Benes et Allan Mauduit, ont pris le pari qu’en « détournant » le pitch d’un film culte adoré du public (à savoir Amélie Poulain) pour en faire une sorte de parodie ‘ »à l’envers », ils allaient obligatoirement déclencher sympathie et drôlerie au final. Soit donc une jeune héroïne du nom de Mélanie Dupain (voyez le truc!) épuisée d’être « trop bonne trop conne » (à rendre mille et un services, à servir de souffre douleur à ses proches et à être exploitée par son patron misogyne et sexiste) et qui prend la décision de se muer en vraie peau de vache. Dans le genre de la comédie « poil à gratter », Vilaine se pose là! Mené à un rythme speed (limite fatiguant d’ailleurs), le scénario empile les gags et les réparties grinçantes (ou tentant de l’être) avec plus ou moins de réussite: on sourit par à coups à quelques situations (l’inspectrice du travail, le mariage final, les jeux télévisés), on rit assez rarement hélas, le reste du temps on a le droit de trouver cet humour au rabais pas franchement amusant. Les auteurs ne poussent sûrement pas le bouchon de la méchanceté assez loin, comme l’aurait fait un Dupontel par exemple ou plus loin de chez nous, les frères Farelly. Enfin, la réalisation poussive et justement trop « télévisuelle » n’aide pas l’ensemble à relever le niveau de ses ambitions.

Entourée d’un casting de trognes rigolotes et habituées aux univers décalés (Frédéric Bel, Chantal Lauby, Pierre François Martin Laval), la Vilaine du titre écope à une jeune comédienne à l’héritage costaud (dans tous les sens du terme): Marilou Berry, fille de Josiane Balasko, révélée par Agnès Jaoui dans Comme une image, et qui s’amuse visiblement beaucoup dans ce rôle de peste vengeresse. On lui accorde un certain bagout et une aptitude à l’autodérision, compensant un jeu typé et archi prévisible. Potache tout en étant finalement inoffensive, cette comédie ne laisse que peu de traces dans les mémoires une fois sa projection terminée.

ANNEE DE PRODUCTION 2008.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Comédie déjantée pas assez drôle, ce premier long métrage d'un binôme de réalisateurs TV prend Amélie Poulain pour cible de leur humour lourdaud. Marilou Berry, au tonus méritoire, sauve un peu la mise.

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