Vingt mille ans avant notre ère, lorsque Scrat, un rongeur obstiné, fend la banquise et déclenche un nouvel Age de Glace, une vaste cohorte de mammifères s’assemble et commence à émigrer vers le sud. Manny, un mammouth solitaire en fait partie…
Il s’agit sans doute du seul film d’animation se déroulant au cours de la Préhistoire et cette particularité là donne à cet Age de Glace un aspect tout à fait original. Les aventures d’un trio animalier constitué d’un mammouth, d’un tigre et d’un paresseux ne pouvaient qu’aboutir à une savoureuse partie de plaisir entre dialogues drôles, séquences ultra divertissantes et joyeuse allégorie sur l’amitié. La réalisation, confiée à un certain Chris Wedge, nous offre de belles images numériques de paysages enneigés, garantissant un dépaysement total. Peut être moins clinquant et « chargé » en effets visuels qu’un Disney, L’Age de Glace mise sur sa bonne humeur constante, sans pour autant délaisser l’emotion. Une des marques bien reconnaissables du studio BlueSky en matière d’animation. Posant les bases d’une saga qui allait devenir très lucrative et aimée par toute la famille, ce premier segment met en place la bouffonnerie de ces personnages, leur entente mutuelle et les vannes qu’ils se balancent sans tomber dans la méchanceté. Wedge inclut également une tribu d’humains et leur bébé qui va jouer un rôle important dans l’intrigue.
Autre raison de se réjouir : le doublage français soutenu par trois de nos acteurs les plus populaires parfaitement à leur place dans chacun de leurs rôles. Gérard Lanvin, pour commencer, prête sa voix rauque à Manny le mammouth, Vincent Cassel à celle du tigre Diego, Elie Semoun écope du paresseux Syd, souffre douleur des deux autres avec sa langue bien pendue et ses « misères » à répétition. Enfin, et c’est indéniablement la cerise sur cette belle pâtisserie glacée, le rongeur Scrat: le petit écureuil déjanté toujours à courir dans tous les sens pour attraper sa noisette, par tous les temps et au risque de causer des catastrophes naturelles. Il est si désopilant qu’il fit même l’objet d’un court métrage uniquement consacré à ses mésaventures. Ce dessin animé totalement givré concurrence sans mal les meilleures productions Pixar et a marqué petits et grands.
ANNEE DE PRODUCTION 2002



