DAVID ET MADAME HANSEN

David, ergothérapeute, récemment arrivé dans une clinique pour riches patients en Suisse, doit s’occuper de « sortir » une certaine Madame Hansen Bergman, une psychotique sous traitement. Souffrant d’amnésies passagères et d’un choc post traumatique, elle est imprévisible. Il est en charge un matin de l’emmener en ville s’acheter des chaussures… La virée ne va pas se dérouler comme prévu.

Auteur créateur de la série TV culte Kaamelott , Alexandre Astier a voulu prouver son aptitude à monter un film de cinéma sur un sujet « sérieux » et passe ainsi derrière la caméra pour ce tout premier long métrage de fiction. Pour enrichir son récit, il choisit l’axe de la comédie dramatique, afin d’y insérer son penchant pour l’humour tout en traitant avec un peu plus de gravité d’un thème délicat: la gestion médicale des traumatismes. Ainsi, il imagine la rencontre entre David, un ergothérapeute dévoué et patient et Madame Hansen, une cinquantenaire déboussolée par un événement de son passé (que l’on ne spoilera pas ici). Un scénario classique de deux personnages opposés lancé dans un road movie qu’Astier ne rend pas spécialement très original. Il accumule les lieux communs, les situations prévisibles et si certains de ses dialogues (notamment les répliques vachardes de l’héroïne) font sourire, le film ne tient pas ses promesses sur le plan de la comédie. Débutant en tant que réalisateur, Astier ne contourne pas les pièges de l’illustration fonctionnelle, au point que sa mise en scène ressemble ni plus ni moins à un téléfilm sans envergure. Il ne parait pas avoir anticipé la difficulté d’être tout à la fois: scénariste, réalisateur et aussi acteur!

Car oui, le David du titre c’est évidemment lui et niveau jeu, il fait dans la décontraction faussement naturelle, abord sympathique mais peu doué pour sortir de sa zone de confort! Alors à quoi tient ce projet fragile et bancal? A son actrice star! Il rêvait de diriger Isabelle Adjani et elle est bel et bien présente, cheveux cendrés, lunettes noires sur le visage, affublée d’une cicatrice sur la joue (pour les besoins de l’histoire) et fait de son mieux pour rendre son personnage à la fois drôle, perdu, antipathique. Même si elle est convaincante, on est loin de ses grandes prestations de Camille Claudel et de La Reine Margot. Tout simplement parce que Mlle Adjani mérite mieux qu’un film terne que l’on suit d’un oeil distrait.

ANNEE DE PRODUCTION 2011.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Passage au long métrage pour Alexandre Astier, dépassé par toutes ses fonctions (réal, auteur, acteur) et son scénario téléphoné vampirisé par Isabelle Adjani, correcte. Tiédasse.

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