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LE CRIME NE PAIE PAS

Quatre sketches autour du crime et de ses conséquences…

Avant de devenir un des plus emblématiques réalisateurs de la comédie populaire française, Gérard Oury a notamment fait ses armes avec cette production divertissante autour de l’idée selon laquelle « le crime ne paie pas ». Librement inspirés des bandes dessinées de France Soir, le film se compose de quatre histoires distinctes se déroulant à des époques différentes et tourne autour de l’adultère, de machinations, de tromperies conjugales et de crime « parfait » ou presque. Le premier segment (Le Masque), de loin le plus mauvais, se situe dans le Venise du XVe siècle et décrit la vengeance amoureuse d’une comtesse délaissée par son amant chevalier et niveau script ne captive pas outre mesure. Oury se rattrape déjà davantage avec le second chapitre revenant sur la véritable Affaire Hugues, un député socialiste pris dans une sombre machination visant à compromettre l’intégrité de sa femme. Le ton et les dialogues signés Henri Jeanson possèdent assez de verve pour accrocher notre attention. Le troisième sketch, intitulé L’Affaire Feneyrou, rehausse nettement le niveau avec une histoire diabolique de trio amoureux où les rebondissements se multiplient avec une belle régularité et nous entraine dans une intrigue prenante de bout en bout. Enfin, le quatrième et ultime sketch oscille du côté de la comédie noire aux contours vaguement improbables et qui, sans être déplaisant, reste plutôt inégal.

Oury a surtout cherché à distraire le public, sans prise de tête, sans ambition démesurée, et pour cela s’adjoint le concours des vedettes les plus en vogue de l’époque. Ainsi, peut on admirer un sublime quatuor féminin (Edwige Feuillère, Michèle Morgan, Danielle Darrieux impayable en bourgeoise ivrogne et surtout Annie Girardot géniale en garce absolue), et leurs acolytes masculins (Philippe Noiret, Christian Marquand, Richard Todd, un désopilant Louis de Funès « speakant english » à sa manière, Franck Villard et l’ogre Pierre Brasseur toujours excessif et excellent). La qualité globale du métrage souffre d’être un peu bancale, mais l’ensemble se laisse regarder avec plaisir. Oury a, en outre, l’idée ingénieuse de la mise en abyme avec dans le dernier segment un homme venant voir au cinéma… les trois premiers! Un amusant procédé d’autodérision.

ANNEE DE PRODUCTION 1962.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

La justice et l'art du crime passé au crible par quatre sketches inégaux et réalisés par Gérard Oury, avant de se consacrer entièrement à la comédie. Du style et de l'humour noir et une cohorte de stars dont Girardot, Brasseur et Darrieux (tous trois excellents).

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