DANS TES BRAS

Abandonné à la naissance, Louis, 16 ans, est déterminé à retrouver sa mère biologique. Lorsqu’il la rencontre enfin, celle ci ne peut accepter d’être confrontée à un passé qu’elle n’assume pas et le rejette catégoriquement…

Partant de son expérience personnelle, un jeune réalisateur débutant du nom d’Hubert Gillet entame son premier travail dans le long métrage avec Dans Tes Bras. Ce récit d’un jeune adolescent de 16 ans à la recherche de ses origines a droit à un traitement minimaliste, avec assez peu de dialogues, une durée ramassée de 1H20, une épure aussi dans la dramaturgie. Et dans la psychologie (sommaire) de ses personnages. Au niveau de l’écriture, on comprend que Gillet n’a pas voulu charger la mule sur un sujet déjà « lourd » et afin d’éviter le larmoyant « contourne » les étapes du mélo attendu. Ainsi, les retrouvailles entre ce fils abandonné et cette mère désireuse de tracer un trait définitif sur son douloureux passé se résument à deux ou trois scènes de « conflit » et de rejet, puis à deux ou trois autres où la possibilité d’un début de relation se fait jour. La mise en scène, trop plate, trop lisse surtout, effleure tant les situations qu’elle a du mal à susciter une véritable émotion. Le thème de l’adoption évoqué avec une certaine délicatesse aurait mérité davantage d’ampleur ou de développement et le destin parallèle de ce jeune garçon et de cette femme murée dans un secret inavouable manque de chair. Ceci dit, il s’agit d’un premier film et il faut faire preuve d’indulgence, au moins pour la qualité de l’interprétation.

En ado buté, la révélation de Martin Loizillon donne des ailes au film, entre fragilité et force, il tire son épingle du jeu, au delà de ses silences et ses regards d’enfant blessé. Dans un registre dramatique qu’elle a très peu expérimenté, Michèle Laroque se débarrasse de son allant comique notoire pour incarner cette mère « malgré elle », un peu trop dans la retenue, touchante par instants. Catherine Mouchet et Lola Naywark les accompagnent avec une jolie sensibilité. Dans tes bras , tentative louable de cinéma d’auteur intimiste, peut à la rigueur être vu pour ses acteurs, en faisant abstraction d’une réalisation bien trop timide et d’une facture « télévisuelle » gênante.

ANNEE DE PRODUCTION 2009.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Premier long métrage d'un certain Hubert Glllet, fortement autobiographique. Réalisation maladroite et traitement insuffisant. Plus de qualité dans le casting (Laroque et Loizillon). Ni honteux ni fabuleux.

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