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POUR QUI SONNE LE GLAS

Robert, américain, est venu combattre pour la République espagnole. Il est chargé de faire sauter un pont que gardent les fascistes. Il est conduit dans les montagnes par un petit groupe de républicains qui l’aidera. Le chef Pablo est peu combatif et c’est sa femme Pilar qui prend le commandement. Robert rencontre une jeune fille recueillie par Pilar, Maria. Entre Maria et Robert vont se dérouler de brèves et lumineuses amours.

Le beau roman d’Ernest Hemingway relatant son expérience lors de la guerre civile espagnole ne pouvait que logiquement intéresser le cinéma et dès que les droits furent achetés, Hollywood en proposa la réalisation à Sam Wood. Un très curieux choix sachant les penchants politiques de Wood, farouchement anticommuniste, et devant donc adapter le livre d’un auteur engagé à gauche! Est ce pour cette raison que l’intrigue tourne davantage autour de la relation amoureuse entre Robert et la passionaria Maria et moins sur l’aspect idéologique et politique? Pour les fans du texte original, Pour qui sonne le glas à l’écran, la lutte des révolutionnaires contre les idées fascistes passe au second plan, alors même que le film s’étire sur une durée sûrement excessive de 2H40! Sam Wood soigne ses images avec l’aide du chef opérateur Ray Rennahan, mettant en valeur un Technicolor magnifique et les décors neigeux des montagnes où se déroule l’essentiel de l’action. Pour autant, l’académisme de sa mise en scène donne lieu à de longues séquences de parlote entre les membres du groupe des guérilleros qui finissent par être vite ennuyeuses.Wood ne traite pas suffisamment de la lutte pour la liberté ou de la camaraderie solidaire, deux notions chères à Hemingway, il s’épanche sur l’idylle amoureuse tout en laissant planer la menace peser sur le dénouement.

Heureusement, le superbe duo Gary Cooper/Ingrid Bergman apporte beaucoup d’émotion à leur interprétation, pas seulement par leur beauté plastique, aussi par leur jeu impliqué. Bergman, filmée pour la première fois en couleurs, coupe de cheveux courte et criant un dévouement total à son homme, a rarement été aussi belle. L’autre point fort du casting réside dans la présence de Katina Paxinou, une comédienne au tempérament de feu, très proche d:Anna Magnani et qui incarne une Pilar lucide, courageuse, battante. Elle remporta l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Le film ne tient certes pas toutes ses promesses, mais son final déchirant, empreint d’un romantisme désespéré, reste une bonne raison de le visionner….puis de relire Hemingway dens la foulée!

ANNEE DE PRODUCTION 1943.

 

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Sam Wood n'était sûrement pas le réalisateur le plus indiqué pour adapter Hemingway et ses idées anti fascistes. D'où un film moyen, avec des longueurs et des fulgurances parfois. Gary Cooper et Ingrid Bergman sont parfaits en revanche.

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