Les exploits quotidiens et méconnus d’un groupe de scientifiques, chasseurs de tornades du Midwest. Jo Harding, qui a vu son père emporté par une tornade quand elle était enfant, sillonne inlassablement les routes à la tête d’une équipe de météorologues aventuriers et casse cou, unis autour d’un même objectif: approcher au plus près ces phénomènes si dangereux. Un jour, son ex Bill, débarque pour lui faire signer les papiers de leur divorce et se laisse embarquer dans leur virée…
Prenez la boite de production de Spielberg Amblin Pictures, le scénariste le plus « in » du moment Monsieur Michael Crichton, ultra prisé depuis le carton planétaire de Jurassic Park, ajoutez aussi un réalisateur de films d’action à la mode Jan de Bont, auteur de Speed, vous obtenez alors la combinaison gagnante pour un pur film catastrophe centré sur les tornades les plus meurtrières des Etats Unis! Twister est clairement et sans mentir sur la marchandise un film « popcorn », destiné à plaire au plus grand nombre, à se placer comme un blockbuster estival et en foutre plein les yeux à un public avide de sensations très fortes! De celles qui relèvent du grand 8 visuel le plus fou! De Bont ne s’embarrasse donc pas d’un script franchement travaillé, il va droit au but: offrir avec sa mise en scène de l’action puissance 1000 et d’être le plus spectaculaire possible. En effet, point de psychologie fouillée des personnages, même la vieille romance entre les ex qui n’ont « jamais cessé de s’aimer » intéresse peu au final, il s’agit de tourbillonner, de se prendre un gros coup de vent, de voir voler des vaches et des bagnoles, le tout dans des paysages dévastés du Midwest et sous une météo un poil agitée! Niveau effets spéciaux, Twister met le paquet et ne trompe personne: le numérique se veut énorme et carrément grisant!
Quelques mois seulement avant d’être enrôlé pour sonder l’épave du Titanic de Cameron, Bill Paxton, acteur sympathique au possible, occupe la première place du casting face à une demoiselle au répondant indéniable: Helen Hunt, blonde pas idiote, femme forte et bravant les catastrophes naturelles pour se « guérir » de la perte de son père. Leur duo fonctionne tout à fait bien et ajoute un supplément d’âme. A noter une très impressionnante séquence centrale où un drive in projetant le Shining de Kubrick est la proie d’une tempête que vous n’êtes pas près d’oublier! Du cinéma sans « fond », mais si fun qu’il n’y a aucune raison de s’en priver après tout!
ANNEE DE PRODUCTION 1996.



