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L’HORLOGER DE SAINT PAUL

A Lyon, dans le quartier Saint Paul, Michel Descombes mène une vie paisible d’horloger et partage son temps entre ses amis et son fils Bernard. Un jour, la police vient le convoquer et l’interroger, lui apprenant que Bernard a tué un homme. Toutes les certitudes de Michel s’effondrent et il en vient à reconsidérer l’intégralité de son existence. Le commissaire Guibond, en charge de l’affaire, tente de faire preuve de compréhension…

Avec ce tout premier long métrage de fiction, l’ancien journaliste et assistant Bertrand Tavernier réussit un remarquable instantané de la France des années 70, livrant son point de vue sur le conflit des générations, sur une relation père/fils qui dérape, se perd, essaie de se comprendre. L’Horloger de Saint Paul, à la base récit de Georges Simenon, affiche sa filiation évidente avec le cinéma d’autrefois de la « Qualité Française », encore plus en s’associant au scénario avec Aurenche et Bost, deux compères de Duvivier, Autant Lara et autres. Pourtant, Tavernier dépoussière aussi leur style de « mots d’auteur » et se concentre sur le contexte politique compliqué des années Pompidou, un peu à la manière de Sautet: comme un constat sociologique amer, une vision nette de notre pays et plus particulièrement de Lyon, ville de coeur et de naissance de Tavernier. Il filme cette ville avec un amour et une connaissance qui transpirent à chaque plan. Et enfin, le futur auteur de L627 compose un portrait d’homme désabusé, remettant sa vie entre parenthèses suite à l’arrestation de son fils, possiblement assassin. En se penchant plutôt sur les états d’âmes de ce papa quinquagénaire et non pas sur les motivations (floues) de son rejeton, L’Horloger sort des sentiers tout tracés et dessine une ligne inattendue de « faux film policier ».

Dans ce drame humaniste, la performance de Philippe Noiret fit date et marqua durablement les esprits: on le voit acculé, blessé, dérouté, brisé aussi dans son amour paternel et il le fait avec un jeu tout à fait approprié. Face à lui, Jean Rochefort est formidable en flic lucide et pas buté, assez fragile à sa façon et qui nourrit un dialogue touchant entre eux. Tavernier fera de ce binôme un couple masculin évident de simplicité. Avec un bel élan narratif et une caméra qui a des choses à dire (sans démonstration ostentatoire), le cinéaste entre en cinéma d’une si jolie manière qu’il obtint le prestigieux Prix Louis Delluc.

ANNEE DE PRODUCTION 1974.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Très beau début de réalisateur pour Tavernier qui adapte Simenon avec intelligence et hauteur de vue! Lyon filmé admirablement et le duo Noiret/Rochefort en symbiose totale!

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