VICTOR VICTORIA

Dans le Paris des années 30, Victoria, a la superbe voix d’opéra, ne trouve pas d’emploi. Jusqu’au jour ou elle se transforme en Victor, comte polonais. King, un gangster américain, tombe amoureux de lui, enfin d’elle… Ou de lui ??

Auteur de The Party ou de la série de la Panthère Rose, le réalisateur américain Blake Edwards atteint sûrement le zénith de son talent avec Victor, Victoria: une merveille de comédie où le burlesque le dispute aux quiproquos les plus savoureux. Il tord les stéréotypes du genre en traitant tout à la fois de l’identité sexuelle et du jeu des apparences et clame son attrait pour une homosexualité décomplexée (alors même que l’action du film se déroule dans les années 30 et que le sujet en était plus que tabou). En prime, Victor Victoria est un enchantement pour les oreilles avec son aspect musical chic, mettant en lumière une femme feignant d’être un homme… qui feint d’être une femme pour les besoins d’un poste dans un prestigieux cabaret parisien. Edwards fait preuve d’un allant remarquable dans sa mise en scène, quelque part entre le style Lubitsch (surtout pour le clinquant des dialogues) et Minnelli (pour les étourdissantes séquences chantées): c’est Henry Mancini qui a composé le score et notamment le fameux The Jazz Hot , morceau emblématique du script. Blake Edwards envoie balader les idées reçues, tord le cou aux préjugés dans le but de faire rire et de prôner la tolérance! Tolérance d’aimer qui l’on veut, de désirer qui l’on convoite, quelque soit son sexe, son genre et sans se fier aux habits… qui ne font pas le moine! Avec un savant cocktail de gags, de « malentendus » et de répliques cultes, Victor Victoria vaut aussi pour sa brillante interprétation.

Travesti en homme ou simplement vêtue en femme, Julie Andrews livre une prestation de premier ordre: jouant l’ambivalence avec une aisance folle, un rythme comique qu’elle n’avait pas eu l’occasion de montrer dans ses grands rôles de Mary Poppins ou La Mélodie du Bonheur. Son partenaire, James Garner, vu dans La Rumeur ou La Grande Evasion, parfait en gangster troublé par la personnalité double de celle qu’il croit être un homme, Robert Preston retrouve Edwards après S.O.B et s’avère hilarant en homosexuel au grand coeur. Enfin, beaucoup employé à la télévision, Alex Karras joue le gros garde du corps apprenant à son « patron » ses penchants gays dans une des scènes les plus sensationnelles de ce film à voir et à revoir, sans nulle crainte de lassitude.

ANNEE DE PRODUCTION 1982.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un immense réussite pour Blake Edwards: entre comédie burlesque, musicale et des dialogues haut en couleurs, on se régale à suivre Julie Andrews travestie en homme qui fait fondre un gangster joué par James Garner. Follement culte!

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