LES BIDOCHON

Robert et Raymonde Bidochon, français très moyen, se sont connus grâce à une agence matrimoniale. Quand ils font le bilan de leur dix ans de mariage, c’est pas fameux! Pas d’enfant, une routine assommante, pas de sexe, peu d’amis… à part René et Gisèle, leurs témoins de cérémonie. Installés dans un meublé, ils se bouffent le nez…

Au départ une BD plutôt connue du dessinateur Christian Binet décrivant avec humour le quotidien d’un couple de beaufs ringards, râleurs et à l’intelligence douteuse: ce sont eux les Bidochon en personne! Fallait il les porter à l’écran? Non! Mais Serge Korber a sans doute pensé qu’il y avait matière à faire rire avec ces « pauvres gens » à la vie misérable! Grossière erreur! Autant dans le passé Korber avait su nous divertir avec l’aide de Louis de Funès pour Sur un Arbre perché et L’homme orchestre et même nous émouvoir avec le méconnu Feux de la Chandeleur (grâce à l’épatante Annie Girardot), autant là c’est le vide abyssal! Tant au point du vue scénaristique (on touche le fond de la vulgarité et du néant) que de la mise en scène (pas une idée, aucun sens du rythme) et au final une véritable catastrophe industrielle! Il aurait fallu pour provoquer de vrais moments de drôlerie prendre de la distance sur ces personnages « affreux, sales et méchants » comme dirait Scola, les regarder avec tendresse: or, Korber les prend tel quel, sans nuances ni une once de subtilité. En prime, la structure narrative ressemble à un brouillon tout salopé que l’on aurait mis en images en se foutant clairement de raconter quoique ce soit!

On a mal pour le couple Anémone/Jean Pierre Stevenin, mauvais comme cochons, grimés à la truelle et égarés dans cette plaisanterie d’un goût douteux! D’ailleurs, tous leurs partenaires devaient certainement avoir besoin de payer leurs impôts pour se compromettre dans pareil navet: le pire, c’est qu’il y des grands noms (Jean Pierre Cassel, Catherine Lachens, Daniel Gélin, et… Annie Girardot -la pauvre!-) Il n’y a rien de pire qu’une comédie pas drôle, qui se voudrait décapante et qui tombe sans cesse à plat! Même pris au 4ème degré, un seul mot nous vient à l’esprit: affligeant!

ANNEE DE PRODUCTION 1996.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une très navrante adaptation de la BD de Binet: objet filmique sans queue ni tête que Serge Korber semble prendre plaisir à rendre le moins drôle possible. Tout le casting est affreux. A éviter absolument!

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