ON VOUS CROIT

Aujourd’hui Alice se retrouve devant un juge et n’a pas le droit à l’erreur. Elle doit défendre ses deux enfants, dont la garde est remise en cause, alors qu’ils ont accusé leur père de les avoir violé. Pourra t’elle les protéger et faire entendre sa voix et son calvaire?

Nous parvient ce premier film venu de Belgique, coréalisés à quatre mains par Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys, et représentant un des uppercuts les plus forts de cette année cinéma 2025. Dans le cadre d’un huis clos au tribunal, où l’on assiste à la confrontation devant un juge d’un couple séparé dont les enfants « auraient » subi des viols répétés, On Vous Croit met surtout en scène une mère au bout du rouleau et en quête désespérée de justice. Les deux uniques scènes en dehors de ce lieu confiné apparaissent au début (une séquence dans la rue, caméra à l’épaule, plutôt nerveuse) et la toute dernière clôturant le film. Aussi oppressant que puissant, le récit nous embarque sans le moindre ménagement, nous force à écouter des paroles terribles, à voir la vérité en face (aussi dure soit elle à déceler d’un point de vue à l’autre), et la réalisation tenue de bout en bout ne nous accorde aucun répit. On Vous croit est une immersion « pénible » dans une sale affaire d’inceste et d’emprise paternelle, nous mettant aussi mal à l’aise que dans l’excellent Jusqu’à la Garde, décrivant la détresse psychologique d’une mère qui ne sait plus comment faire entendre sa souffrance, qui ne demande qu’à faire valoir sa parole. Enserrant les visages de manière insistante, la caméra tente de rentrer dans les psychés de chacun, filmant tantôt le déni, la douleur, l’indicible, le désarroi. L’abondance des monologues (chacun fait le résumé de sa pensée) n’entache jamais l’objectif premier: captiver par un sujet fort, en faire une épreuve nécessaire.

En mère désemparée et brisée, la comédienne Myriem Akheddiou compose un personnage d’une force inouïe, déployant surtout ses ailes dans son cri d’amour et de révolte pour ses enfants et dans son long monologue de près de 20 minutes. Plus souvent vu dans des comédies en second couteau sympathique ou effacé, Laurent Capelluto écope du rôle de ce père clamant son innocence et qui par ses regards et son attitude intérieure fait clairement flipper. Les deux réalisateurs ont réussi à capter l’essence du malaise, le fracas de l’intime, tout en nous plongeant dans les rouages d’une justice parfois sourde, en tout cas forcément imparfaite. On en sort les tripes nouées!

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un véritable choc ciné venu de Belgique sur un inceste intra familial débattu en cours de justice. Myriem Akheddiou impressionnante de vérité. A ne pas manquer!

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