Seth, jeune homme timide et introverti, travaillant dans une clinique vétérinaire, tente de séduire Holly, une jolie serveuse, mais échoue lamentablement. De plus en plus obsédé par la jeune fille, il décide de la kidnapper et de l’enfermer dans une cage au sous sol du bâtiment où il travaille…
Uniquement sorti dans les salles obscures américaines et en VOD chez nous, Pet fut présenté lors de l’Etrange Festival de 2016. Dans lequel il avait toute sa place vu la teneur vraiment singulière du récit, alliant thriller psycho, horreur, huis clos étouffant. On croit tout d’abord assister à un énième film sur un personnage masculin timbré harcelant et séquestrant une jolie blonde inaccessible (c’est d’ailleurs dans son prologue que le film reste le plus « convenu »), puis les surprises s’enchainent au fur et à mesure, de rebondissements en chausses trappes permanentes. Pet bénéficie d’un scénario retors et inattendu, assumant son aspect vicieux, composant une étrange histoire de bourreau/victime (en tout cas en apparence), avant de dériver vers un retournement de situation que l’on ne « spoilera » pas ici. Derrière la caméra, un inconnu, Carles Torrens, suivant modestement le script à la lettre, manquant sûrement d’audace dans sa mise en scène (peut être imputable à un budget visiblement serré?). Le suspense demeure malgré tout fort correct, pas vraiment de baisse de régime sur la durée et pour les amateurs de gore, il y a de quoi se frotter les mains grâce à deux ou trois séquences bien sanglantes.
Cette plongée dans la folie pure se voit d’autant plus convaincante que l’acteur principal, Dominic Monaghan, essentiellement vu dans Le Seigneur des Anneaux et XMen, possède à la fois le visage d’un homme ordinaire et celui d’un dangereux psychopathe cachant bien ses desseins. Actrice canado lettonne, Knesia Solo, aux faux airs d’Emmanuelle Béart, incarne la « pauvre » fille kidnappée et enfermée dans une cage pour qui on est empli de compassion et se révèle surprenante en cours de route. Pet ne prétend pas être autre chose qu’une série B horrifique à sensation fortes: de ce point de vue là, la perversion constante du récit remplit largement le contrat!
ANNEE DE PRODUCTION 2016.



