HAPPY FEW

Rachel travaille dans une boutique de bijoux. Lorsqu’elle rencontre Vincent à l’atelier, elle est séduite par son franc-parler et décide d’organiser un dîner avec leurs conjoints respectifs, Franck et Teri. Les deux couples ont à peine le temps de devenir amis qu’ils tombent presque aussitôt amoureux. Sans l’avoir cherché, spontanément, les nouveaux amants deviennent inséparables. Ils avancent à l’aveugle sans penser à l’avenir….

Son premier long métrage, Douches Froides, avait fait une petite sensation auprès des critiques, Anthony Cordier livre ensuite ce second opus placé sous le signe de la comédie sentimentale dramatique. L’histoire de ces deux couples, pratiquant l’échangisme « en interne » et découvrant une sorte d’état de grâce au sein de leur sexualité démarre très vite, presque sans que l’on voit venir le basculement et se poursuit un long moment sans conséquences ni grands bouleversements. Happy Few préfère observer que juger, se sert de sa caméra pour caresser les corps en extase, les peaux s’effleurer dans un naturel confondant. La jalousie ou les reproches ne viennent pas perturber l’ordre établi, en tout cas jusque dans la dernière demie heure où les sentiments plus troublants, plus dévastateurs s’en mêlent et où le film devient du coup plus grave. Pas de mise en scène révolutionnaire à retenir spécialement, par contre un désir assez fort de conduire un récit tout en non dits, parcellé de quelques moments de passion physique, d’ébats amoureux. Cette ode à l’amour libre envoie valser les conventions toutes faites sur le couple, la fidélité, la loyauté et pose des questions sur la liberté fondamentale de chaque individu. Cordier nous épargne en tout cas un psychodrame qui aurait pu tomber dans l’hystérie, il opte plutôt pour une certaine légèreté.

Happy Few réunit un quatuor d’acteurs cohérent, touchant, crédible. A commencer par Marina Foîs, vibrante, sans cesse vraie, face à Élodie Bouchez, fraîche et intense. Roschdy Zem et Nicolas Duvauchelle incarnent quant à eux les deux compagnons de leur dulcinée respective, l’un tranquillement placide, l’autre plus animal avec son côté « bad boy tatoué ». On peut toutefois reprocher la voix off trop explicative du personnage de Rachel, dévoilant de manière redondante des éléments du récit et une morale finale un peu vaine qui voudrait nous signifier qu’en dehors du cadre rassurant du couple, il y a danger de se perdre.

ANNEE DE PRODUCTION 2010

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

L'échangisme entre deux couples explorant une sexualité différente. Antony Cordier traite son thème avec retenue dans une mise en scène assez discrète. Joli casting dominé par Marina Foîs.

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