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L’HOMME QU’ON AIMAIT TROP

1976, après l’échec de son mariage, Agnès le Roux retrouve sa mère, Renée, propriétaire d’un casino à Nice. La jeune femme tombe amoureuse de Maurice Agnelet, l’homme de confiance de Renée. Mais c’est un coureur, peu fidèle, et Agnès continue pourtant à l’aimer à la folie. Maurice la persuade même de voter contre sa propre mère, en tant qu’actionnaire du casino. Après une tentative de suicide, la jeune femme disparait totalement de la circulation. Pendant trente ans, Rénée Le Roux, convaincue que c’est Agnelet qui a assassiné Agnès continue à l’attaquer en justice dans des procès retentissants…

C’est un nouveau terrain inédit pour André Téchiné que de baser le scénario de son film sur des faits réels, à savoir la fameuse affaire Leroux/Agnelet défrayant la chronique judiciaire depuis la fin des années 70. L’Homme qu’on aimait trop s’avère avant tout un drame psychologique sur des rapports troubles entre trois personnages: une mère et sa fille aux relations plutôt tendues et se déchirant à propos d’argent et d’héritage, cette même jeune fille et l’avocat de sa mère entretenant une liaison amoureuse un peu à sens unique, ce même avocat vivant mal la trahison de la mère, puisqu’elle le remplace dans ses fonctions et le congédie sans préavis. Téchiné use moins de romanesque que dans ses oeuvres passées, cette fois il a une matière toute trouvée pour broder un récit aux ellipses trop nombreuses pour ne pas finir par devenir boiteux, en tout cas fouillis. De plus, l’auteur de J’embrasse pas ne consacre que les vingt dernières minutes autour de la disparition de son héroïne, avec le peu d’informations dont il dispose, comme la justice du reste! Cette ultime partie est de loin la plus faible et parait maladroitement plaquée au reste. La mise en scène, agréable et soutenue, durant la première heure et demie rattrape heureusement sur la globalité les faiblesses et le manque de souffle.

Téchiné a déjà été plus inspiré par les histoires d’amour qu’il a raconté avant, peut être parce que celle ci justement est insaisissable, friable, pleine de « trous » inexpliqués. En jeune avocat au sourire lointain et mystérieux, Guillaume Canet endosse un rôle inhabituel pour lui, la même année que sa prestation d’assassin dans La Prochaine fois je viserais le coeur. Adèle Haenel incarne le personnage clef d’Agnès le Roux, volatilisée après avoir tout donné à cet homme sans espoir de retour. Enfin, Catherine Deneuve retrouve pour la septième fois son réalisateur fétiche, accepte de se vieillir pour montrer le combat sur des décennies de cette mère ravagée par le chagrin et la perte. Tout comme cette affaire réelle demeure sans véritable résolution, le film de Téchiné garde aussi ses parts d’ombres et ne nous atteint qu’à moitié.

ANNEE DE PRODUCTION 2014.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une affaire judiciaire énigmatique relatée par Téchiné dans ce drame qui ne livre pas tous ses secrets. Mise en scène correcte, mais script bancal. La fin, surtout, pose problème. Casting sans fausses notes, bon point pour Adèle Haenel et Canet.

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