LE SPECTRE MAUDIT

Au XVIIIe siècle, Sir Richard Fordyke épouse Lady Elisabeth en seconde noce et se rend chez son père afin de lui présenter sa nouvelle femme. Cependant, un accueil glacial de la part du village attend les mariés. En leur absence, le mystère du suicide d’Anne, la première épouse de Richard, refait surface dans des circonstances troublantes…

Série B de la firme Compton Films (une boite de production concurrente de la Hammer), Le Spectre Maudit s’inscrit dans la veine de l’histoire du cinéma fantastique anglais, choisissant un retour aux origines du gothique et de sa littérature. Eloigné d’une épouvante subversive, le film allie le mystérieux et le surnaturel, dans un ailleurs maléfique, où la malédiction d’une famille aux secrets inavoués va refaire surface. On pense d’emblée à Rebecca d’Hitchcock avec ce récit d’un retour dans une demeure ancestrale hantée par le fantôme d’une femme morte étrangement. Le classicisme de la mise en scène de Robert Hartford Davis n’empêche pas un soin particulier des images et des plans savamment cadrés. Au contraire des couleurs « flashys » rouge sang familières de la Hammer, on a affaire ici plutôt à du bleu, du violet, des tonalités chaudes et non directement empruntées au domaine de l’horreur. Le suspense tient moyennement la route, certainement par la faute d’une écriture assez simpliste et peu travaillée, donnant une impression de déjà vu. Le thème de la gémellité maléfique renvoie bien sûr à des classiques comme Dr Jekyll et Mr Hyde, avec des touches inattendues d’aventures dans les séquences de cape et d’épée, pour le coup absentes des productions fantastiques courantes.

Au niveau du casting, point de vedettes et c’est sûrement ce qui a « interdit » au film d’obtenir une réputation enviable sur la durée: on y trouve John Turner, un acteur de seconde zone au surjeu assez embarrassant dans le rôle de cet aristocrate antipathique dérivant vers la folie. A ses côtés, la jeune Heather Sears, révélée la même année dans une version du Fantôme de l’Opéra désormais oubliée, campe l’épouse aimante découvrant le double visage de son mari. Ce produit honnête du gothique britannique n’a pas laissé d’empreintes marquantes dans les mémoires cinéphiles, il n’est pourtant pas monstrueux et sa revoyure conserve même un charme désuet qu’il serait idiot d’ignorer.

ANNEE DE PRODUCTION 1964.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un charme à l'ancienne dans cette production bis du gothique anglais. Pas transcendant mais pas nul pour autant.

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