AccueilBiopicELEONORA DUSE

ELEONORA DUSE

A la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l’Italie enterre son soldat inconnu, la grande Eleonora Duse arrive au terme d’une carrière légendaire. Mais malgré son âge et une santé fragile, celle que beaucoup considèrent comme la plus grande actrice de son époque, décide de remonter sur scène. Les récriminations de sa fille, la relation complexe avec le grand poète D’Annunzio, la montée du fascisme et l’arrivée au pouvoir de Mussolini, rien n’arrêtera Duse « la divine ».

En France, nous avons eu Sarah Bernhardt, actrice légendaire toute entière dévouée à son art et créatrice de rôles mythiques sur scène. En Italie, ce titre trouva son équivalence à peu près intacte en la personne d’Eleonora Duse, comédienne étincelante du théâtre des années 1880 à 1910. Ce biopic entend surtout relater les événements de sa vie, alors qu’elle a atteint l’âge de soixante ans au sortir de la Première Guerre Mondiale et qu’elle souffre de tuberculose sérieuse. Son combat contre la maladie, elle le mena en décidant de remonter sur les planches et de retrouver son aura passée. On retiendra de cette évocation plutôt ennuyeuse la reconstitution soignée de l’Italie d’après guerre, déjà engluée dans le mouvement fasciste emmené par un Mussolini enragé. Les images d’archives (colorisées) se mêlent aux plans filmés de nos jours créant une esthétique intéressante, à défaut de pallier les manquements d’un scénario qui fait dramatiquement du sur place. Tout semble plaqué maladroitement: quelques minutes consacrées à traiter de la relation de l’artiste avec sa fille, quelques autres minutes pour tenter de comprendre son amour fusionnel avec le poète d’Annunzio qui lui écrivit ses plus beaux personnages, et puis c’est à peu près tout! Le réalisateur Pietro Marcello semble écraser par le monstre sacré dont il a la « charge » narrative et sa mise en scène étouffe sous le poids de son actrice vedette.

La seconde chose positive à saluer réside dans le jeu habité de Valeria Bruni Tedeschi, qui ne s’économise jamais, vampirisant à peu près tout et rendant justement le traitement presque insignifiant. Car on ne voit qu’elle sous toutes les coutures, dans tous les états: heureusement qu’elle est merveilleuse, car cela frôle le trop plein! Ses partenaires, Noémie Merlant, Fausto Russo Alesi et même Noémie Lvovsky incarnant brièvement Sarah Bernhardt n’ont pas beaucoup de latitude pour se distinguer. L’illustre tragédienne italienne méritait autre chose que ce biopic un peu pompeux et excessivement académique qui ne la montre que dans sa fin de vie.

ANNEE DE PRODUCTION 2026.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Pesante biographie de la Duse par Pietro Marcello cannibalisé par le talent incontestable de Valéria Bruni Tedeschi. Hélas, l'ennui s'invite dans la partie!

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Pesante biographie de la Duse par Pietro Marcello cannibalisé par le talent incontestable de Valéria Bruni Tedeschi. Hélas, l'ennui s'invite dans la partie! ELEONORA DUSE