PARTIR UN JOUR

Alors que Cécile s’apprête à ouvrir son propre restaurant gastronomique et à réaliser enfin son rêve, elle doit rentrer en catastrophe dans son village natal suite à l’infarctus de son père. Loin du bourdonnement de la vie parisienne, elle recroise par hasard Julien, son amour d’enfance. Ses souvenirs ressurgissent alors et ses certitudes vacillent.

Venue du documentaire, la jeune réalisatrice Amelie Bonnin est passée au court métrage en 2023 avec Partir un jour avant d’étirer cet essai en long métrage et de faire carrément l’ouverture du dernier festival de Cannes! Un honneur que l’on peut juger un brin exagéré vu la « modestie » de son projet. Entre comédie romantique et film musical lorgnant du côté de On connaît la chanson, elle vise un public qui a aimé jadis les œuvres « enchantées » de Jacques Demy ou plus récemment certains films de Christophe Honoré comme Les Chansons d’amour. Son héroïne perturbée par une grossesse non désirée revient dans le terreau familial (et donc vers son passé et ses origines) pour à la fois profiter de son père malade, faire le point, se ressourcer. Là, elle retrouve le béguin de sa jeunesse, le beau gosse du coin, qui ne l’a pas oublié non plus. Ce pitch archi revu est revisité avec une certaine fraîcheur , un ton semi léger semi grave, et se voit donc parsemé de chansons connues entonnées par les acteurs eux mêmes. De Dalida à K.Maro, en passant par Stromaé ou bien sûr les 2B3, une palette variée de tubes issus du répertoire français. Niveau réalisation, pas de franches idées révolutionnaires, si ce n’ est de jouer parfois avec les décors, et  de mêler passé et présent et de faire voler un vent de nostalgie. A part ça, la narration réserve peu de surprises même si elle se suit sans déplaisir.

Là bonne surprise du casting réside dans le choix d’une chanteuse dont c’est ici le premier rôle important : Juliette Armanet. Elle s’en sort plutôt très bien, juste dans son jeu, à l’aise dans une partition nouvelle pour elle. A ses côtés, le toujours convaincant Bastien Bouillon, poussant la chansonnette avec une énergie évidente. On retrouve aussi Dominique Blanc en mère restauratrice touchante avec ses rêves d’autrefois pas forcément éteints. Partir un jour ne prétend pas être autre chose qu’une gentille comédie agréable, pas foncièrement transcendante, mais qui constitue un premier travail de cinéaste honorable.

ANNEE DE PRODUCTION 2025

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Tout premier long métrage d'Amélie Bonnin. Romantique, chantant, nostalgique. Mise en scène assez banale. Juliette Armanet étonne favorablement en actrice débutante. Convenable.

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