THE BLIND SIDE

Plongée dans l’univers du football américain. Au Tenessee, Michael Oher, un jeune noir américain, trouve sa voie grâce à l’amour de sa famille adoptive et à son talent pour ce sport, moteur de sa vie…

D’après une « extraordinaire histoire vraie » comme l’indique fièrement l’affiche du film, The Blind Side a absolument tout du bon gros pudding (américain celui là) sur la réussite d’un jeune Noir orphelin, très mal parti dans la vie, recueilli par une famille chrétienne exemplaire à tous les niveaux, et son ascension irrésistible dans le milieu du football américain professionnel. Autant dire d’emblée que c’est le type de productions sans la moindre surprise qui va d’un point A à un point B extrêmement prévisible et qui donne la pénible impression d’avoir été vue ailleurs des centaines de fois! Pas mauvais en soi, le scénario déroule son dispositif lacrymal pendant deux longues heures où il est question de racisme, d’intégration, d’inégalité des chances, de bienveillance, le tout mixé dans un genre dramatique balisé qui ne suscite guère d’émotions. The Blind Side est réalisé par John Lee Hancock, qui ne sort jamais des clous, avec un style propret, sans risques, ultra conventionnel. L’histoire de ce jeune homme quasi mutique au départ et qui va s’ouvrir aux autres par le biais de l’amour familial et par l’éducation dont il avait été privé, soulève des vagues de sentimentalisme d’un degré maximal, on aurait pu être davantage touché avec une pointe de subtilité bienvenue…. mais qui n’est pas le souci principal du métrage! Vendu en outre comme un film sur le sport et le dépassement de soi, il faut plutôt y voir un conte moderne bien guimauve sur l’adoption d’un jeune homme exclu et sur ses progrès grâce à l’altruisme d’une femme au grand coeur.

Vu précédemment dans Soyez sympas, rembobinez ! , l’acteur afro américain Quinton Aaron impressionne par son physique de géant (1m95 pou 150 kilos), convainc moins par son jeu trop discret. Face à lui, on retrouve Sandra Bullock en mère de famille blonde, énergique, chaleureuse et aimante qui s’implique joliment dans cette relation inattendue: contre toute attente, elle a décroché l’Oscar de la meilleure actrice, ce qui semble tout de même fort exagéré. Son interprétation est correcte, mais l’Académie parait avoir été surtout séduit par le message « Amour Famille Patrie » véhiculé par ce film bien trop catholique pour être honnête. On peut certes être sensible à l’éveil de ce champion et trouver ça aussi d’un conformisme épuisant.

ANNEE DE PRODUCTION 2010.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Ni très mauvais ni vraiment bon, ce drame dégoulinant de bons sentiments ne sort jamais du chemin tout tracé dans lequel il est enfermé. Sandra Bullock convaincante a gagné un Oscar. Mouais...

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Ni très mauvais ni vraiment bon, ce drame dégoulinant de bons sentiments ne sort jamais du chemin tout tracé dans lequel il est enfermé. Sandra Bullock convaincante a gagné un Oscar. Mouais...THE BLIND SIDE