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LES LOIS DE L’ATTRACTION

Au Camden College, l’essentiel de la vie des étudiants ne se déroule pas pendant les cours. Dans cet univers de fêtes et de débauche, Sean Bateman n’a pas usurpé sa réputation de tombeur. Une bonne partie des jeunes filles du campus peuvent en témoigner personnellement. Paul Denton, lui, affiche au grand jour son homosexualité, mais il a du mal à se trouver des partenaires. Lauren Hynde, pour sa part, est sublime. Elle n’en abuse pas encore. Elle est trop occupée à chercher sa place dans ce monde libertaire qui obéit tout entier aux lois de l’attraction…

Auteur provocateur d’American Psycho, Bret Easton Ellis a publié le roman des Lois de l’attraction pour dépeindre la jeunesse désenchantée et assez désespérée d’une Amérique moins lisse et moins idyllique qu’on pourrait le croire. Et c »est Roger Avary, complice de Tarantino et réalisateur de Killing Zoe qui l’adapte au cinéma. A mille lieux de l’univers décalé et drôle d’American Pie , dans lequel on se moquait gentiment de la sexualité refoulée, ratée ou catastrophique d’un groupe de jeunes , ici c’en est le versant glauque avec des viols, des fêtes où la drogue coule à flots, où les mecs se tapent des nanas sans aucun sentiment, des rapports humains juste désastreux. Avary met l’accent sur l’individualisme forcené de ces jeunes qui ne parviennent pas à partager, à aimer, a se respecter. Avec une mise en scène soulignèe par de nombreux ralentis , flash backs, Les Lois de l »attraction n’affiche aucun humour, privilégie un cynisme constant et assez systématique qui finit par lasser. On retrouve certes le désert sentimental décrit par Ellis, le nihilisme d’une génération qui semble totalement perdue et des protagonistes en pleine déliquescence. Mais Avary cherche trop à démontrer son propos, lui enlevant souvent de sa force.

Jeune acteur un peu trop propre sur lui de la série Dawson, James Van Der Beek casse là son image en acceptant de jouer Sean Bateman, introverti, à la bisexualité mal assumée, et lui donne une certaine substance. Le reste du casting (Jessica Biel, Faye Dunaway, Ian Somerhalder) convainc plutôt favorablement. Pas entièrement à côté de la plaque (notamment dans une glacante scène de suicide très inconfortable), le film chope par moments le pouls d’une jeunesse en perte d’idéaux, surprotégée par leur privilège de classe. Avary cède sûrement trop a son goût pour le « sensationnel » et affaiblit ainsi la vision pessimiste d’Ellis.

ANNEE DE PRODUCTION 2003.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Avary adapte Bret Easton Ellis dans cette comédie cynique sur une jeunesse dorée déboussolée. Trop démonstratif dans l'ensemble, même si il subsiste de bonnes choses. James Van Der Beek se démarque bien.

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