COUTURES

A Paris, en plein tumulte de la Fashion Week, Maxine, une réalisatrice américaine apprend une nouvelle qui bouleverse sa vie et ses projets. Elle croise le chemin d’Ada, une jeune mannequin soudanaise et Angèle, une maquilleuse aspirant à devenir écrivaine…

On avait laissé Alice Winocour en 2023 avec son quatrième long métrage, magnifique d’émotions, intitulé Revoir Paris. Son nouvel opus se déroule de nouveau dans la capitale, prenant cette fois des allures de drame féminin choral. Elle fait s’entrecroiser trois femmes à un moment particulier de leur vie dans un récit hasardeux que l’on peine à suivre avec une attention soutenue. Faute à un scénario faiblard et même assez plat dans lequel l’émotion ne parvient pas à se frayer un chemin, obstrué par des clichés et des lieux communs. Coutures traite pourtant de thèmes forts (la maladie, le déracinement, la peur de l’avenir et du monde superficiel de la mode), sans hélas réellement bien s’attarder sur aucun. C’est d’autant plus dommage que le cancer du sein de l’héroïne renvoie directement à l’expérience commune de la réalisatrice et de son actrice vedette. En prime, la réalisation tombe trop dans les travers des images « léchées » à tout prix, donnant le sentiment d’un long vidéoclip dépourvu d’âme. A deux ou trois reprises, Winocour tente de rectifier le tir vers quelque chose de moins désincarné, mais échoue le reste du temps à nous captiver. Ces parcours chaotiques d’existences auraient mérité une écriture bien plus aiguisée.

Quant à l’interprétation, même si elle n’a rien de catastrophique en soi, elle reste relativement incolore. Malgré Angelina Jolie, parlant notre langue comme elle peut, et pleurant un peu trop. Son charisme ne fait pas de doute, son jeu en revanche n’a rien de transcendant. Ses partenaires, de Ella Rumpf à Louis Garrel, en passant par Vincent Lindon en médecin très bienveillant, jouent leur partition avec honnêteté bien que leurs rôles soit insuffisamment creusés. A noter la jolie participation d’Aurore Clément pour quelques minutes touchantes. Après Revoir Paris, on était en droit d’attendre d’Alice Winocour un film d’un autre calibre, qui ne soit pas juste un travail simplement anodin.

ANNEE DE PRODUCTION 2026.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Déception avec ce 5e film d'Alice Winocour. Scénario pas emballant du tout, manque d'émotions et pas mal de clichés. Casting élégant dont Angelina Jolie, surtout bien filmée. Insuffisant.

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