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LE BON LA BRUTE ET LE TRUAND

Dans une Guerre de Sécession qui ensanglante l’Amérique, trois hommes restent indifférents au conflit. Ce sont trois redoutables et sympathiques bandits, qui assurent leur pain quotidien au bout de leurs carabines. Cependant vient un jour où ils entrevoient la possibilité de s’emparer d’une énorme somme d’argent. Et les voilà qui se jettent au milieu des combattants, n’hésitant pas à revêtir l’uniforme pour s’emparer du trésor convoité. Tour à tour alliés et ennemis, se suivant et se pourchassant, le Bon, la Brute et le Truand vont de l’avant…

Initiée avec Pour une poignée de dollars, la trilogie du Grand Ouest s’achève avec Le Bon, la Brute et le Truand, autre titre de référence du « western spaguetti ». Son auteur, Sergio Leone, s’en donne à coeur joie pour mettre en valeur son sens du cadre, sa mise en scène privilégiant les grands espaces désertiques jamais plus époustouflants qu’avec un écran large et en Cinémascope évidemment. De nouveau, le script décrit des personnages cupides, prêts à faire couler le sang par pure vénalité, régnant sur une terre où c’est la loi du plus fort qui prime. Leone aime les caractères sans morale, ignobles, sales et méchants avec des trognes pas possibles et les filme suffisamment bien pour nous les rendre « attachants ». A travers ce divertissement haut en couleurs et en scènes clefs, Leone peut également afficher sa haine pour la guerre et toute la dernière partie présente justement une Guerre de Sécession particulièrement sanguinaire et violente. Heureusement, l’humour ironique garde une place de choix dans l’intrigue et les longs silences d’Il Etait une fois dans l’Ouest  se voient « remplacés » ici par des dialogues fournis (en tout cas, c’est le plus « bavard’ des westerns Léoniens). Entre les zooms sur les visages, les travellings fameux, la musique mythique d’Ennio Morricone, Le Bon, la Brute et le Truand continue de réjouir les aficionados du genre et les nouvelles générations nourries aux films de Tarantino, grand admirateur de Leone.

Carton plein aussi pour la distribution: Lee Van Cleef incarne la Brute sans pitié (comme son nom l’indique), taiseux et à la gâchette facile, Eli Wallach fait un truand d’anthologie, abject et « drôle » à la fois, au rictus inoubliable. Enfin, Clint Eastwood et son poncho inimitable colle parfaitement à la figure du Bon (et pas con!) avec son allure nonchalante et tranquille. Ludique dans son ton, prenant son temps avec ses longs plans séquences magistraux, le film a très peu vieilli et offre une leçon de cinéma en bonne et due forme, procurant un plaisir intact à chaque vision.

ANNEE DE PRODUCTION 1968.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

L'ultime grand western de Leone! Et du cinéma mondial? Mise en scène magistrale et trois acteurs géniaux, dont Clint Eastwood en forme olympique. Caramba!!

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