AccueilCritiquesDrameA CORPS PERDUS

A CORPS PERDUS

Angela, une jeune fille de 15 ans, a un très grave accident de la route et est emmenée à l’hôpital où exerce son père, Timoteo, chirurgien réputé. Pendant que les médecins s’activent pour sauver sa fille, lui se remémore une passion torride vécu avec une jeune femme, Italia, pendant son mariage. Le passé ressurgit, violent, douloureux, un passé qui l’a laissé exsangue…

Acteur de talent, l’italien Sergio Castellito a eu un coup de coeur pour le roman de Margaret Mazzantini, Ecoute Moi, et passe derrière la caméra pour la première fois pour adapter cette histoire d’amour folle et complétement romanesque. Comme souvent avec les débuts d’un nouveau metteur en scène, les défauts se comptent par poignées dans ce récit très « roman de gare »: tout d’abord, une propension à en rajouter dans le pathos alors que la base possède déjà un fond mélodramatique chargé, ensuite une tendance à « faire trop long » en étirant des séquences qui auraient pu aisément être raccourcies au montage, enfin une envie d’en mettre un maximum dans un scénario traitant à la fois d’adultère, de passion, de culpabilité. A Corps perdus souffre de toutes ces maladresses et pourtant, quelque chose nous retient, nous chope par la main et nous embarque sans que l’on sache bien par quelle magie. Castellito a le sens du romantisme absolu et en cela, son film marque des points et respire la sincérité. Enfin, le tragique achève de nous convaincre que cette histoire ne peut laisser indifférent, quand bien même elle recèle une impression de déjà vu. Portrait d’un homme rongé d’amour et englué dans son incapacité à choisir entre sa maitresse et sa femme, A Corps perdus est passé curieusement inaperçu, comme si l’amour total éprouvé par les personnages avait laissé le public de marbre.

Dans le rôle de ce chirurgien marié cédant à son trouble pour une autre femme, Sergio Castellito prend en charge l’interprétation et la mise en scène (double tâche sûrement trop périlleuse). En définitive, le point éclatant vient du jeu de Pénélope Cruz, véritablement étonnante en petite grue albanaise paumée, mal fagotée, enlaidie et sacrément émouvante. Sans elle, le film aurait probablement pris l’eau de toutes parts. Passons sur le final excessivement symbolique pour nous concentrer sur ce flot de sentiments dévastateurs, ces larmes infinies et ces battements de coeur qui résonnent de manière entêtante. Tant pis pour les défauts!

ANNEE DE PRODUCTION 2004.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Sergio Castellito met son énergie et son coeur dans ce premier film, non exempt de maladresses. Du mélo parfois chargé, mais Pénélope Cruz compose un personnage bigrement touchant.

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