AccueilCritiquesComédie dramatiqueBEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN

BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN

En 1599, le Prince Don Pedro d’Aragon, revenu victorieux d’une expédition militaire, arrive à Messine, en Sicile, accompagné de ses fidèles compagnons d’armes, Benedict et Claudio, et de Don Juan, son demi frère fourbe. Ils sont accueillis dans la demeure de Léonato, le gouverneur de la ville. Benedict retrouve la nièce du gouverneur Béatrice qu’il apprécie pour son charme et son esprit. Claudio tombe amoureux de Hero, la fille du gouverneur.

Après avoir déjà adapté du Shakespeare avec son mémorable Henry V et avant sa version d’Hamlet, le réalisateur britannique Kenneth Branagh s’attaque à une autre pièce du maitre Beaucoup de bruit pour rien. Pèce mineure au demeurant contant les intrigues amoureuses d’un groupe de personnages jouant à se faire la cour, à feindre de s’aimer, à se tourner autour tout en s’invectivant: évidemment, l’intérêt principal restant les dialogues et le texte original de Shakespeare que Branagh a tenu à respecter à la lettre, quitte à sombrer dans le théâtre filmé. Et justement la bonne surprise est qu’il évite cet écueil avec une mise en scène solaire, aérée, dynamique, et une idée de génie: avoir situé l’action sous le soleil de la Toscane, où la lumière naturelle y est fantastique et ressort plus éblouissante en version cinéma. Branagh mêle le verbe au brio des situations, la fougue des sentiments les plus enjoués aux joutes verbales que se lancent au visage le couple Benedict/Béatrice: on se croirait presque dans le domaine de la screwball comedy ou dans le genre de la comédie romantique. La niaiserie en moins! On suit les élans du coeur de deux couples qui ne s’uniront vraiment qu’après moults péripéties bien divertissantes, au milieu de joyeuses séquences de fête, de pique nique champêtres, de bains naturistes, dans lesquelles Branagh laisse aller une bonne humeur ludique, agréable à partager.

Dans son casting cinq étoiles, il permet à ses comédiens de livrer le meilleur d’eux mêmes et dans des rôles en costumes qui plus est: Denzel Washington, Keanu Reeves, Robert Sean Leonard ou encore un pétillant Michael Keaton, légèrement cabotin. Le duo Branagh/Emma Thompson, alors au top de leur collaboration artistique, dépasse largement le cadre de leur romance hors écran et on a un réel plaisir à les voir se régaler à jouer cette partition. Bien que scénaristiquement modeste, Beaucoup de Bruit pour rien séduit davantage quand il s’en tient à son aspect comique, convainc moins lorsqu’il s’agit d’évoquer les tourments des sentiments trahis ou déçus. L’hymne à l’amour qu’il clame à la toute fin ne pouvait trouver meilleure conclusion!

ANNEE DE PRODUCTION 1993.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Modeste autant que pétulante, cette pièce de Shakespeare trouve son élan grâce à la réalisation enjouée de Branagh et à une photographie baignée de soleil. Casting de choix, dominé par Emma Thompson.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Modeste autant que pétulante, cette pièce de Shakespeare trouve son élan grâce à la réalisation enjouée de Branagh et à une photographie baignée de soleil. Casting de choix, dominé par Emma Thompson. BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN