BELFAST

La vie tourmentée d’une famille ouvrière vue par les yeux de leur jeune fils, Buddy, durant le tumulte de la fin des années 60, dans la capitale de l’Irlande du Nord. A ce moment, la révolte sociale gronde et les catholiques et les protestants se livrent à une guerre civile…

Kenneth Branagh avait vendu son âme au diable depuis une vingtaine d’années en s’exilant à Hollywood, où il perdit sans nul doute une part de sa personnalité d’auteur, cédant aux sirènes des budgets énormes et récemment aux adaptations foireuses de deux best sellers d’Agatha Christie, Le Crime de l’Orient Express et le récent Mort sur le Nil. Son retour à un cinéma plus personnel et à la nostalgie assumée ne pouvait donc que titiller la curiosité. L’auteur de Peter’s Friends relate l’histoire de sa propre enfance vécue à Belfast, au milieu des tourments de la grande Histoire, avec le conflit sanglant opposant deux religions et la montée d’une grogne sociale démesurée, ses souvenirs étant le fil ténu de son script, véritable chronique familiale plus que film didactique sur cette époque troublée. Avec le choix du noir et blanc, Branagh pose les bases d’un esthétisme d’antan, et avec ses personnages tous marqués par le sceau de la « véracité » et du vécu, il plonge la tête la première dans le mélodrame le plus convenu qui soit. Il parvient à nous toucher par son écriture adroite et son lyrisme évident et dans sa globalité, Belfast est un bon film. MAIS (oui il y a matière à chercher la ptite bête!)…

Beaucoup trop de stéréotypes un peu « balisés  » et du coup irritants sont à déplorer: le petit garçon est trop mignon et sans défauts, le papy si philosophe et garant de la transmission avant sa mort prochaine (quand elle survient, point de surprise), le couple des parents émouvant dans leur amour mais assez sacrifiés par le réalisateur finalement au bénéfice du gamin (donc de lui même!), et surtout un prologue et un épilogue en couleurs pour montrer ce qu’est devenu Belfast de nos jours est un choix de mise en scène peu ingénieux, voire discutable. Ceci étant dit, l’ensemble des comédiens anglais sont irréprochables et grâce à leur contribution, l’émotion passe la rampe. Mais n’atteint pas les étoiles pour autant. Est ce que huit nominations aux Oscars n’est pas un brin exagéré?

ANNEE DE PRODUCTION 2022.

 

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Retour à une écriture plus personnelle pour Branagh, sincère dans ses intentions. Comédiens très bons. Résultat émouvant, mais sans être merveilleux.

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