BOYHOOD

Mason, six ans, vit dans une banlieue d’Austin avec sa mère, Olivia, et sa soeur ainée, Samantha. Son compagnon parti, Olivia décide de reprendre sa vie en main et de s’installer à Houston, où vit sa mère. C’est alors que son ex réapparait, mais elle a tourné la page et a craqué pour l’un de ses profs. Mason verra son père, reste proche de lui, un week end sur deux. Les années passent et Mason devient adolescent…

Un projet totalement dingue et d’une ambition rare: Boyhood est l’oeuvre de Richard Linklater qui a décidé de filmer l’apprentissage de la vie d’un jeune garçon, Mason, américain moyen, de l’âge de ses 7 ans à son entrée en université à 18 ans!! Et le tout en « temps réel » et en suivant sa trajectoire de vie sur douze années de tournage, de 2002 à 2014! Sous la forme d’une fresque familiale infiniment touchante, la captation de cette jeunesse se développant sous nos yeux nous invite à un voyage émotionnel d’une belle intensité dramatique, passant de l’intime au collectif, du regard de cet enfant en train de devenir un jeune homme, puis un adulte et sans pathos, sans jugement, sans en rajouter dans le romanesque. Comme si une caméra non intrusive l’avait suivi, lui et sa soeur et sa mère, dans un cheminement progressif intense. Linkkater n’a pas choisi cette période de 12 ans innocemment, c’est exactement le temps que dure la scolarité d’un garçon aux Etats Unis. Il se sert de quelques repères culturels (Harry Potter, Star Wars, le 11 Septembre, etc…) pour indiquer au spectateur à quel moment on se trouve, rendant le script plus tangible encore. Lumineux, profond, simple: ces mots collent bien à ce film étonnant et hors normes dont les seuls petits défauts résident dans sa longue durée de 2H40, son montage sans doute un peu « scolaire ».

Linklater a relevé le pari de filmer ses acteurs « en train de vieillir »: le tout jeune héros, Ellar Coltrane, enfant de sept ans, instinctif, naturel, à l’aise devant la caméra, change peu à peu, se transformant en adolescent, vivant cette étape compliquée de l’enfance à l’âge intermédiaire, les premiers émois amoureux, ses sentiments vis à vis de ses parents divorcés lui donnant chacun l’amour dont il a besoin pour s’élever. Patricia Arquette joue la mère, sensiblement dépeinte, avec ses qualités, ses défauts, son humanité. Ethan Hawke retrouve Linklater après Before Sunrise et Before Midnight en papa cool et aimant. Enfin, la soeur est campée par la propre fille du réalisateur, Lorelei Linklater. Boyhood chope au vol des détails troublants et essentiels concernant l’éducation des enfants et surtout saisit la beauté et la dureté du temps qui passe.

ANNEE DE PRODUCTION 2014.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une oeuvre sans pareille (un tournage sur 12 ans!) et un regard touchant sur l'enfance amenant vers la maturité. Richard Linklater est décidément singulier. Bravo à tout le casting, de Ellar Coltrane à Patricia Arquette, en passant par Ethan Hawke. Ours d'Argent en poche!

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