CABAL

Etant devenu le principal suspect d’une affaire de meurtres, Bonne décide de fuir à Midian, une cité peuplée de créatures monstrueuses. Chassé par les mutants, la police et par le psychanalyste Philip Decker, Boone tente de se cacher parmi la population…

Clive Barker, auteur d’un premier film d’horreur complètement à part, Hellraiser, devenu culte à juste titre, semble avoir mis tout son imaginaire délirant dans ce second long métrage, aidé par un budget confortable qui lui permet de créer des effets visuels hallucinants et de mettre en images ce trip entre fantastique et « héroïc fantasy ». Truffé de visions d’horreur originales comme tout, Cabal se présente comme un plaidoyer en faveur des monstres de tout poil, et en sous texte défend les minorités raciales, sexuelles (même si les références y sont plus discrètes) et la police, la psychanalyse, le monde extérieur au « peuple de la nuit » paraissent les vrais dangers comparés aux figures monstrueuses. Soutenu par un score canon de Danny Elfman, Cabal garde (du moins dans sa première heure) un fascinant univers, des idées de mise en scène très sympathiques, et surtout l’ennui ne vient jamais ne nous saisir. Ca se complique par la suite avec une débauche de combats déjantés, d’explosions surréalistes, de destruction généralisée, comme si Barker laissait partir son scénario en vrille totale! Foisonnant de références littéraires et cinématographiques, le film charrie à la fois Orphée, Eurydice, HellBoy, Cocteau et même le Satyricon de Fellini qui n’aurait pas désavoué ses visions fantasmagoriques. Le montage a échappé à Barker et les producteurs ont charcuté une large part du résultat, ce qui explique en partie les faiblesses citées plus haut.

L’idée franchement singulière fut de confier le rôle du psy serial killer à… David Cronenberg, quasiment jamais vu en tant qu’acteur, le réalisateur de La Mouche se fond idéalement dans la peau de ce personnage inquiétant affublé d’un masque rappelant Jason de Vendredi 13 avec une brutalité identique dans ses crimes à l’arme blanche. Mélange étonnant de merveilleux et d’horrible, de sang et de larmes, Cabal souffre surtout d’un sentiment de fourre tout outrancier mal agencé et pourtant, il ne méritait certainement pas le cuisant échec qu’il essuya à sa sortie. Ne dédaignons pas du coup une révision pour réparer cette injustice.

ANNEE DE PRODUCTION 1990.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Deuxième oeuvre de Clive Barker. Saluons son univers original et ses visions monstrueuses incomparables dans le cinéma de genre. Très imparfait sur sa globalité, le film mérite une revoyure et puis il y a Cronenberg en psy tueur!

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