CHIEN 51

Dans un futur proche, Paris a été divisé en 3 zones qui séparent les classes sociales et où l’intelligence artificielle ALMA a révolutionné le travail de la police. Jusqu’à ce que son inventeur soit assassiné et que Salia et Zem, deux policiers que tout oppose, soient forcés à collaborer pour mener l’enquête.

Après les excellents thrillers nerveux Bac Nord et Novembre, le réalisateur français Cédric Jimenez ne perd pas son penchant pour l’action pure et Chien 51 confirme sa mise en scène punchy, cumulant les séquences visuelles chocs, des poursuites, des explosions, des mouvements de foule et l’idée d’un chaos généralisé que même la police ne parvient pas à canaliser. Jimenez affiche une belle ambition en situant son intrigue aux alentours de 2045, dans un Paris futuriste qui ne manque pas de charme. La vision de la ville divisée en zones contrôlées par une Intelligence Artificielle (la meilleure idée du film) pointe du doigt les dérives de ces nouvelles technologies appelées à s’étendre et à nous dépasser. Sur le thème de la justice anticipatrice, on pense à Minority Report notamment et les attaques de drones nous plongent dans une science fiction séduisante. Le bémol à souligner toutefois réside dans le scénario: trop décousu et parfois confus, il ne retrouve pas la rigueur précise de Novembre justement. En prime, la petite romance sentimentale qui s’amorce entre Salia et Zem n’apporte quasiment rien de bien utile, surtout au milieu de l’abondance d’effets visuels et narratifs. Il n’empêche que la tentative de film dystopique reste très respectable et aboutit à un ensemble tout à fait honorable.

Porté par un casting cinq étoiles, Chien 51 ne donne certes pas leurs meilleurs rôles à Adèle Exarchopoulos et Gilles Lellouche (qui ne sont pas mauvais loin de là), mais c’est paradoxalement les autres personnages qui existent davantage en moins de temps de présence, à l’image de Romain Duris en premier ministre trouble ou Valéria Bruni Tedeschi pour la première fois dans un film de ce genre! Cédric Jimenez souhaitait certainement s’éloigner des univers ultra réalistes de ces deux opus précédents, Chien 51 lui permet de changer de cap (quoique…), le résultat n’est pas entièrement abouti, le divertissement proposé ne nous laisse néanmoins pas de marbre.

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Moins frappant que Bac Nord ou nerveux que Novembre, ce 3e long métrage de Jimenez séduit par sa réalisation maitrisée et déçoit par un script pas très au point. Casting globalement bon.

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