DALLOWAY

Clarissa, romancière, est sujette à un manque d’inspiration aggravée par la perte de son fils qui s’est suicidé. Elle rejoint une prestigieuse résidence d’artistes, où elle se voit assignée une assistante IA nommée Dalloway. Cette dernière devient très vite plus qu’une simple assistante, presque une confidente. Mais aussi de plus en plus intrusive….

Après l’admirable et diablement efficace Boite Noire et le raté Visions, le réalisateur Yann Gozlan propose un nouveau thriller psychologique prenant un des thèmes les plus « chauds » du moment: l’intelligence artificielle et ses dérives. Situant son récit dans un futur très proche (2028), Gozlan élabore une intrigue où la paranoïa et les nouvelles technologies prennent une place prépondérante, « opposant » la sensibilité artistique aux excès du virtuel, et peut s’apparenter avec l’univers de la série Black Mirror diffusée par Netflix (en partie productrice du film). On suit avec intérêt le glissement progressif de son héroïne de la dépression due à un récent deuil à un état de trouble mental alimenté par une peur constante d’être surveillée, filmée, utilisée. Le film, un peu trop porté sur les théories complotistes en tous genres, lorgne davantage vers le polar que vers l’anticipation, quand bien même Gozlan prend le pouls d’un avenir très crédible (le réchauffement climatique est évoqué frontalement). L’origine du titre Dalloway vient du fait que la romancière écrit un bouquin sur Virginia Woolf (dont le livre le plus fameux s’intitulait Mrs Dalloway). A mi parcours, le suspense passe à la vitesse supérieure, pas toujours bien servi par une mise en scène relativement simpliste. Par le décor épuré (un appartement « témoin »), des cadrages appliqués, et curieusement par moins d’inventivité dès que la caméra « sort » de ce lieu « confortable », Dalloway nous immerge dans un scénario aux rebondissements un peu téléphonés , sans être désagréables pour autant.

En tête d’affiche, Cécile de France, très rarement vue dans un film de genre (hormis dans le terrifiant Haute Tension) s’en sort bien, dérivant vers une quasi schizophrénie qu’elle ne surjoue pas. Anna Mouglalis brille par son côté « dur » et sa voix rauque dans un rôle ambigu. En parlant de voix justement, le film a été survendu sur celle de Mylène Farmer en lieu et place de l’IA, à la fois rassurante et ensorcelante. En fait, ce qui déçoit en priorité dans le déroulement de la narration, c’est que cette IA veut avant tout prendre la place de l’humain, subtiliser ses émotions (reproche le plus fréquemment soulevé au sujet de cette technologie fascinante) et le film ne va pas plus loin que ce postulat. Convenable donc, mais sans fulgurances.

ANNEE DE PRODUCTION 2025.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Entre thriller et science fiction, ce 8e long métrage de Yann Gozlan se laisse plaisamment regarder, malgré un scénario pas si captivant qu'il aurait pu. Casting très correct (dont la jolie voix de Mylène). Acceptable sans plus.

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