Après la disparition successive de ses parents, Damien a été recueilli par son oncle, Richard Thorn. A l’âge de 13 ans, son passé ressurgit et les morts inquiétantes se multiplient à son contact…
L’immense succès du premier épisode La Malédiction en 1976 a tout naturellement permis la mise en chantier d’une suite, dans un esprit cependant moins « horrifique » que l’original. Le jeune Damien est devenu un adolescent tranquille, bien intégré dans sa nouvelle famille, jusqu’au jour où c’est lui qui découvre ses « pouvoirs » maléfiques et prend conscience d’être la réincarnation de l’Antéchrist. Sur cette base, ce second chapitre va mêler intrigue fantastique et policière, dans un flot de rebondissements tous assez « gros » à avaler, mais on ne jugera pas ici de la vraisemblance du propos. Ce nouveau volet pâtit d’avoir perdu à la fois son scénariste et son réalisateur originaux (Donner avait fait du bon boulot) et hérite d’un nom venu de la TV, Don Taylor, beaucoup moins doué dans sa mise en scène. D’ailleurs, il ne se passe quasiment rien de marquant dans les premières 45 minutes, l’ennui pointant presque le bout de son nez! Il faut attendre l’intégration du jeune héros diabolique au sein de son école militaire pour que le récit décolle enfin. Ponctué ensuite de morts violentes, préfigurant la série des Destination Finale, Damien 2 se rattrape par son suspense plus soutenu et convainc davantage dans son dernier tiers.
C’est William Holden qui prend la tête d’affiche après Gregory Peck, en père de substitution sourd aux multiples avertissements qu’il reçoit sur la nature de cet enfant à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confessions (!!) et Lee Grant, une actrice de second plan vue dans Shampoo, Les Naufragés du 747 et plus tard héroine de Terreur à l’hopital central en lieu et place de Lee Remick. Le jeune Jonathan Scott Taylor incarne Damien avec rigueur et droiture, sans avoir la puissance expressive du petit Harvey Spencer Stephens et son regard bleu acier glaçant. Avant d’embrayer sur un troisième chapitre, cet épisode de transition nous apparait un peu trop bavard et longuet, même si en globalité il remplit honnêtement son contrat.
ANNEE DE PRODUCTION 1978.



