DRACULA

Surplombant les sinistres montagnes des Carpathes, en Transylvanie, le château du Comte Dracula remplit d’effroi les habitants des alentours qui savent qu’il est un vampire redoutable. Reinfeld, chargé de conclure une transaction immobilière avec l’aristocrate, se rend au château, mais se trouve bientôt hypnotisé par le maitre des lieux. Débarqué ensuite en Angleterre, Dracula jette son dévolu sur Lucy, la jeune fille du directeur d’un asile, qui l’obsède par sa beauté…

Le fameux roman de Bram Stoker fut adapté au temps du muet par Murnau et son inoubliable Nosferatu, mais ce Dracula est le tout premier film officiel sorti à l’ère du parlant et relatant l’histoire du prince des ténèbres le plus connu au monde. Spécialisé dans le film fantastique étrange, Tod Browning, à qui l’on doit le sublime Freaks, se charge de la mise en scène de ce conte funèbre, privilégiant l’atmosphère gothique, rehaussée par des décors lugubres et un noir et blanc « de circonstance ». Grâce au travail minutieux du chef opérateur Karl Freund, jouant sur les ombres et les lumières chères à l’expressionnisme allemand, Dracula met en avant le château sinistre du vampire, ses innombrables toiles d’araignées, ses fenêtres sur cinq étages et son escalier monumental et ses catacombes, et nous plonge d’emblée dans un climat menaçant, oppressant. L’arrivée dans le Londres noyé d’un brouillard épais renvoie à l’époque victorienne de Jack L’Eventreur et ses ruelles effrayantes. Bien que le scénario simplifie grandement le roman et surtout l’intrigue concernant le rapport « fusionnel » entre le comte et sa « victime » Lucy, Browning a conservé l’essentiel (le miroir qui ne reflète pas l’image du vampire, le professeur Van Helsing comprenant tout de suite l’origine du Mal, l’agent immobilier sombrant dans la folie et gobant des insectes, etc…). Avec le recul, il est toutefois possible de trouver cette version originelle un brin décevante pour deux raisons: la première serait sa trop courte durée (72 minutes), enchainant les faits avec une rapidité exagérée. La seconde provient du final, expédié en deux coups de cuillère à pot et filmant la mort de Dracula hors champ et sans aucun éclat visuel.

Il ne fait aucun doute que ce Dracula garde tout son aura grâce au mythe l’incarnant: Bela Lugosi, acteur hongrois exilé à Hollywood, y campe le rôle le plus connu de sa carrière, vêtu de sa longue cape noire et usant de son regard hypnotique. Malgré un surjeu correspondant à l’époque, il apporte surtout une présence indéniable à l’écran. Les autres interprètes (Helen Chandler, Frances Dade, Edward Van Sloan), tous oubliés aujourd’hui, enrichissent la casting. Par sa position initiale avant une flopée d’adaptations et de suites (sans compter les remakes jusqu’à nos jours), Dracula 1931 entretient un pouvoir intact chez les cinéphiles. Une oeuvre matricielle du genre fantastique.

ANNEE DE PRODUCTION 1931.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un date clef dans le cinéma fantastique avec ce tout premier Dracula officiel. Largement copié et enrichi de suites, il demeure une référence. Bela Lugosi surjoue mais ca fait partie du folklore!

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