GRAND HOTEL

Plusieurs personnages plus ou moins en rupture avec leur monde se retrouvent par hasard au Grand Hotel de Berlin. Parmi eux, la ballerine Grusinskaya qui soupire encore apres ses succes passes et le baron Felix von Gaigern que l’adversité ca transforme en voleur. La ballerine s’éprend du voleur.

A l’origine, un roman de Vicky Baum devenu un best seller et en toute logique transformé en « gros » film de studio par la MGM et l’aval d’Edmund Goulding, spécialiste du mélodrame suranné. Vendu à sa sortie comme la production rassemblant le plus grand nombre de vedettes, Grand Hôtel conte la rencontre inattendue d’âmes esseulées dans un hôtel berlinois ( une danseuse dépressive, un baron désargenté kleptomane, un industriel au bord de la faillite, une jolie secrétaire au service de ce dernier). Des personnages un peu (beaucoup) à la dérive, malheureux et en proie à des problèmes financiers, qui se croisent, se jaugent, se mentent, se séduisent aussi….un peu pour échapper chacun à un désespoir bien ancré en eux. Goulding met en scène le tout avec application (mais point de génie), illustrant un scénario accrocheur, mais très très bavard. On sent que le cinéma vient de découvrir le parlant depuis seulement trois ans et se nourrit de mots à tout va. Il y a quelque chose de démodé dans le traitement, que l’on pourra trouver vraiment daté, même si c’est la distribution qui assure surtout une part essentielle du divertissement.

Pour les hommes, on assiste à un festival Barrymore avec John en baron amoureux et fauché, Lionel en pauvre employé condamné par la maladie et très porté sur la boisson. Pas mal d’emphase dans leur jeu respectif. Chez les actrices, on est doublement gâté grâce à la présence de la Divine, Greta Garbo en personne, auréolée de son statut de star ultime et interprétant la ballerine neurasthénique à la diction lancinante. Elle se fait pourtant damner le pion par Joan Crawford, sacrément belle et charismatique, à l’aube d’une très longue filmographie. Pour elles et même si le résultat global a pris un coup de pelle dans la poire, on peut se laisser aisément inviter dans ce Grand Hôtel !

ANNEE DE PRODUCTION 1932.

 

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un des premiers gros mélodrames parlants signé Goulding d après un livre celebre. Garbo et Crawford font le show. Mais Oscar du meilleur film c est du délire !!

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