De Berlin à Rome, en passant par Djibouti, des espions de différentes nationalités tentent d’empêcher la destruction de deux sous marins…
James Bond a lancé une mode des agents secrets partout dans le monde dès 1964 et le genre espionnage s’empara du cinéma international. Pour preuve cette Guerre Secrète, réalisée à trois voix par trois réalisateurs européens -l’anglais Terence Young, le français Christian Jacque et l’italien Carlo Lizzani. Le film se divise en trois épisodes reliés les uns aux autres par un prologue débutant et s’achevant à Berlin (lieu stratégique de la Guerre froide par la séparation du bloc Est/Ouest). De très inégale qualité, le script démarre assez bien avec un premier agent secret traqué dans une chambre d’hôtel et luttant pour sa survie (le chapitre le plus sombre du lot), puis prend des allures de comédie d’espionnage avec le second segment tourné à Djibouti (peut être le plus enlevé) et se termine en Italie (la partie hélas la plus longue et surtout la plus mauvaise). Manque d’homogénéité, dialogues tantôt sympas, tantôt lourdaux, mise en scène sans grande inspiration: Guerre Secrète souffre de l’écueil habituel des sketches réunis hasardement entre eux, à savoir un intérêt bancal qui se disloque au fil de l’intrigue. D’autant que la durée outrancière de plus de deux heures ne se justifie en rien!
Alors que peut on éventuellement sauver de l’entreprise pour l’empêcher de couler à pic? Sa distribution pardi! On y croise tout de même Henry Fonda (toujours magnétique quoiqu’il joue!), Bourvil (moyennement crédible en agent double mais ca passe, car il le fait de façon ludique), Vittorio Gassmann (bel étalon, espion plutôt crédible), Robert Ryan en colonel américain taciturne et enfin Annie Girardot, catapultée en espionne machiavélique mais ô combien charmante et qui offre quelques séquences fort réjouissantes. Sans trop en demander, Guerre Secrète occupe un moment pas trop désagréable, mais pour ceux qui sont fans de James Bond, la déception sera amère!
ANNEE DE PRODUCTION 1965.



