AccueilBiopicHARVEY MILK

HARVEY MILK

Conseiller municipal à San Francisco, Harvey Milk est l’un des premiers hommes politiques à avoir parlé ouvertement de son homosexualité publiquement. Le 27 Novembre 1978, il est assassiné par Dan White, un de ses collègues…

Gus Van Sant, auteur découvert en 1991 avec My Own Private Idaho, élabore depuis une oeuvre aussi intimiste que cohérente où il dépeint l’homosexualité sous ses diverses facettes ou bien se réapproprie un fait divers terrible (la tuerie de Columbine) et décroche une Palme d’Or avec Elephant, minimaliste et puissant réquisitoire contre la circulation d’armes à feux aux Etats Unis. Il semblait tout indiqué pour relater la vie d’une des seules figures politiques ouvertement gay, Harvey Milk, et prend les commandes de ce biopic engagé. Le film, très classique dans sa forme, se penche ainsi sur les combats menés par Milk tout au long de ses mandats de conseiller municipal pour lutter contre les discriminations sexuelles alimentées notamment par le républicain John Briggs. Van Sant revient à la fois sur l’humanisme forcené de cet activiste convaincu, sur sa manière de galvaniser ses collaborateurs, sur l’impulsion positive qu’il ne cessa de donner à la communauté gay pendant près de huit ans. Le cinéaste de Last Days délaisse du coup la forme et l’esthétique pour se concentrer uniquement sur le fond de son sujet: avec générosité et sans non plus opter pour un mélodrame. Alors que cette histoire vraie constitue une véritable « tragédie américaine », surtout dans sa triste conclusion. N’essayant nullement d’expliquer les raisons réelles ayant poussé Dan White, un de ses collègues, à l’exécuter froidement (homosexualité refoulée? Jalousie? Dérangement mental profond?), le récit préfère évoquer les années de lutte ainsi que les amours de Milk (surtout sa liaison avec Scott) amenant le film vers la vie plutôt que vers l’inéluctable mort de son héros.

Héros incarné, habité, absorbé par un des meilleurs acteurs américains de sa génération: Sean Penn, transformé en un Harvey Milk plus vrai que nature et investissant brillamment l’un des rôles les plus beaux de sa carrière. Extrêmement juste et sans jamais en faire un personnage excentrique déluré, il lui rend justice et l’Académie des Oscars ne se trompa pas en lui décernant sa deuxième statuette, après celle remportée pour Mystic River. Le reste du casting fait presque pâle figure à côté de lui: James Franco, Dennis O’Hare, Emile Hirsch. Josh Brolin écope du rôle de Dan White et le joue tout en intériorité en y ajoutant une dimension ambigüe troublante de vérité. Une oeuvre sincère, touchante pour le témoignage d’une existence fauchée en plein vol.

ANNEE DE PRODUCTION 2009.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Biopic généreux et impliqué que Gus Van Sant raconte avec passion et justesse. Sean Penn est magistral. Oscar pour lui.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Latest articles

Biopic généreux et impliqué que Gus Van Sant raconte avec passion et justesse. Sean Penn est magistral. Oscar pour lui. HARVEY MILK