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HOLLYWOOD ENDING

Val Maxman fut autrefois un réalisateur à succès, très demandé et admiré du publiv et des critiques. Désormais, il gagne sa vie en tournant des publicités pour des déodorants. Son hypocondrie et son caractère imprévisible l’ont grillé dans le métier. Il a pourtant une proposition inattendue de la part de son ex femme, Ellie, productrice de cinéma à Hollywood: mettre en scène un film à gros budget dans le but de trouver un nouveau souffle. Mais la veille du premier jour de tournage, il est atteint d’une soudaine cécité psychosomatique! Son agent lui conseille de ne surtout rien dire à personne…

Dans sa longue carrière, Woody Allen a finalement assez rarement traité de cinéma dans ses oeuvres (si l’on excepte La Rose pourpre du Caire) et cet Hollywood Ending pourrait être vu comme un autoportrait (certes farfelu) de sa position par rapport à l’industrie ciné, surtout celle qui se pratique en Californie, loin de ses préoccupations new yorkaises. Sur la base d’un scénario plutôt abracadabrantesque, Allen propose une comédie fondamentalement drôle, même si ça ou là, on sent clairement poindre l’amertume de l’auteur « incompris » ou mal aimé dans son propre pays. Il n’y avait en tout cas que lui pour inventer pareille idée (un réalisateur tourne un film, alors qu’il est aveugle et cache la supercherie à tout le monde) et que ca tienne habilement la route, malgré peut être certains longueurs dans le parcours. Cet hymne à la cruauté du système des studios uniquement préoccupé par la rentabilité de ses « produits », montre que l’Art est bien relégué au second plan, que les vrais artistes peinent à imposer leur point de vue. Allen s’amuse de son célèbre côté hypocondriaque et pousse ici le bouchon assez loin, faisant de sa santé psychique défaillante une raison de rigoler. Les gags autour de sa cécité se répètent quelque peu et le script se rattrape autour de la question du couple séparé qui n’a jamais cessé de s’aimer.

En tête du casting, Woody lui même, à une époque où il tournait encore en tant qu’acteur, séduisant au passage la belle Téa Léoni, presque trente cinq ans de moins que lui. Les seconds rôles échoient à Mark Rydell, Treat Williams, Debra Messing. Ironiquement ou comme pour coller à sa propre réalité, le réalisateur qu’il incarne dans le film obtient des critiques déplorables en Amérique et déclenche une vague d’enthousiasme hystérique en France! C’est vrai que chez nous, Allen trouve toujours la faveur des cinéphiles et il règle du coup un peu ses comptes avec Hollywood de manière judicieuse et cocasse. Un bon cru dans sa filmo, sans parler d’oeuvre majeure.

ANNEE DE PRODUCTION 2002.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une comédie en forme d'autoportrait concoctée par Woody Allen, "piquant" la grosse machinerie hollywoodienne tout en nous amusant franchement.

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