HORRIBILIS

Dans une petite ville américaine, au cours d’une virée nocturne dans un bois, Grant et sa « consolatrice d’un soir », Brenda, découvrent une masse gélatineuse à proximité d’un cratère d’origine extraterrestre…

Avant de devenir l’auteur d’un gros blockbuster au carton mondial Les Gardiens de la Galaxie, le réalisateur James Gunn, issu de la firme indépendante Troma pour laquelle il avait tourné Troméo et Juliette,  livre son premier long métrage entre humour trash, science fiction et film d’horreur et s’éclate avec un esprit politiquement incorrect assez jouissif. Cette histoire de parasites extraterrestres débarquant sur Terre et envahissant une bourgade tranquille de vers rampants s’immiscant dans les corps humains a tout du pitch « énorme » à visée outrancière et Gunn use à la fois d’un franc esprit parodique et d’un ton résolument « too much ». Horribilis affiche surtout un amour immense du cinéma de genre et Gunn, cinéphile de base, se ressert de références fameuses pour construire son intrigue. Ainsi, on pense à la fois à L’Invasion des Profanateurs de Sépultures, au remake du Blob et surtout au classique de Carpenter The Thing et ses créatures distordant les corps et les chairs de l’intérieur. Le second degré reste présent tout du long dans les répliques (souvent drôles) au milieu de séquences pourtant vraiment horrifiques et carrément gores! James Gunn rend aussi hommage à Cronenberg, non seulement en tournant au Canada, mais surtout par cette prolifération de sangsues dégoûtantes pénétrant par la bouche des gens et renvoyant directement à Frissons (une séquence de baignoire quasiment à l’identique à l’appui). Les transformations physiques impressionnantes sont dues à la qualité des effets spéciaux signés Todd Masters, un vétéran déjà excellent sur Predator et Freddy et bien entendu à des techniques numériques pour rendre les mutants gélatineux et gluants bien réalistes.

Au niveau du casting, il emploie Michael Rooker, le mythique interprète si inquiétant de Henry portait d’un serial Killer dans le rôle de ce « patient zéro » de l’invasion extraterrestre, face à Elisabeth Banks (Spiderman, 40 ans toujours puceau), une jolie blonde plantureuse dans celui de l’épouse mortifiée par les changements morphologiques de son mari. Les autres personnages sont tenus par Nathan Fillion, Gregg Henry, Brenda James et paraissent s’amuser beaucoup dans ce « gloubi boulga » délirant, virant dans son dernier tiers au grand n’importe quoi (fusions des corps en une énorme orgie de sang et de grossesse dégueu). James Gunn n’est pas avare d’idées et son cinéma, nourri par les grands films cités plus haut, accouche de cette série B fun et d’une insolence à toute épreuve!

ANNEE DE PRODUCTION 2006.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Un délirant film d'horreur parodique de James Gunn avant sa consécration des Gardiens de la galaxie. Effets visuels tonitruants pour un budget assez mince. C dégueu et drôle à la fois.

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