INTOUCHABLES

Tout les oppose et il était peu probable qu’ils se rencontrent un jour et pourtant, Philippe, un riche aristocrate devenu tétraplégique à la suite d’un accident de parapente engage Driss, un jeune sénégalais tout droit sorti de prison, comme auxiliaire de vie à domicile. Pourquoi lui? Parce qu’il ne regarde pas Philippe avec la pitié des autres candidats…

A la suite de Nos jours heureux, petite comédie sans prétentions, le duo Toledano/Nakache ont planché sur un scénario relatant une histoire vraie: celle de Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique, et de sa relation avec Abdel Yasmin Sellou, son aide à domicile et l’amitié qui a finit par les unir. Intouchables joue donc sur l’opposition entre deux mondes et deux milieux sociaux, entre deux hommes aux goûts, à la mentalité et à l’éducation radicalement contraires. Ce motif n’est pas neuf dans la comédie et donne évidemment lieu ici à un regard amusé sur un lien professionnel presque surréaliste et ensuite sur une amitié qui se noue progressivement à mesure que l’humain se montre tel qu’il est avec ses failles, ses souffrances, son appétit de vivre ou juste de s’en sortir. En réalité, si l’on y regarde de plus près, Intouchables ne possède pas de réelle structure narrative, Toledano et Nakache empilent les séquences les unes après les autres, au gré de vannes plus ou moins drôles, d’observations amusées sur les clichés autour de la banlieue, et surtout fonctionne par les répliques au tac au tac, l’humour gentiment vachard sur le handicap, épinglant ici ou là le snobisme d’un milieu privilégié, le racisme ordinaire, l’incapacité à réagir « normalement » face à une personne invalide, et par le rire, les auteurs tentent de démontrer que par la légèreté et l’attention porté à l’autre, l’existence peut sans doute être plus supportable.

Pour être totalement objectif, il faut bien sûr rappeler que le film marche sur des rails assez balisés par une mise en scène plutôt « inoffensive » et peu inspirée, mais qui a le mérite de garder un rythme soutenu pour que la comédie épouse également les moments dits « émouvants ». Et le tandem d’acteurs trouve une vérité éclatante dans leur jeu complice: François Cluzet, raide comme la justice et emprisonné dans son fauteuil roulant, lâche peu à peu la bride et se détend dans tous les sens du terme face à son partenaire Omar Sy, amorçant le virage du petit au grand écran avec une aisance indéniable. Monté sur pile électrique, il donne du peps à l’ensemble et sert ses dialogues sur un plateau d’argent. Grâce à eux, Intouchables a conquis le public (19 millions d’entrées) et a redonné ses lettres de noblesse à la comédie populaire. Pleine de bons sentiments certes, mais qui ne font pas de mal! Au contraire, ils filent la banane!

ANNEE DE PRODUCTION 2011.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Toledano et Nakache ont le sens du dialogue et du récit à défaut d'être des réalisateurs "inventifs". Cette comédie donne du baume au coeur et le duo Cluzet/Omar Sy affiche une symbiose qui fait plaisir à voir.

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