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JAMBON D’ARDENNE

Dans une petite ville de Belgique vouée aux touristes de passage, une guerre s’allume brusquement entre Colette, la patronne du restaurant L’Esplanade, débrouillarde, et Germaine, une femme tenant une baraque à frites. On se chamaille entre sauce béarnaise et tomates farcies, entre poubelles interposées…

Auteur d’un film ayant connu un petit succès d’estime, La Fête à Jules, Benoit Lamy, réalisateur belge, imagine une comédie piquante sur la rivalité entre deux femmes de tête, propriétaires chacune d’un lieu où se restaurer, à la différence que l’une fait du local et de la bonne bouffe et l’autre attire le chaland avec ses frites belges et ses hots dogs. En somme, le combat entre le « fait maison » et la malbouffe, déjà bien d’actualité dans ces années 70! Dans un style à la Mocky, Lamy se repose sur un scénario bordélique, sans réelle ligne directrice, sur des dialogues pour la plupart improvisés et sur une mise en scène sommaire. A ce niveau là, c’est presque de l’amateurisme, si ce n’est que l’esprit potache et foutraque peut évoquer les belles heures des comédies italiennes, où ca gueule, ca se bourre le pif, ca se balade à poil, ca boit des coups et ca se dispute sec! Tourné dans les Ardennes avec 3 francs 6 sous, Jambon d’Ardenne a tous les atours d’une farce de comptoir étirée sur 1H20 et qui peine à combler le vide du récit par quelques blagues, deux ou trois gags, une ambiance « à la cool »… de nos jours, ce serait les Deschiens ou Groland! Il faut concéder à Lamy un sens de la méchanceté et de la mesquinerie , qui, hélas, n’aboutit que sur une pseudo comédie rarement drôle.

Sans doute dans l’idée de rendre son film plus attractif et surtout lui donner sa vraie valeur ajoutée, Benoit Lamy a engagé une comédienne excédée de n’enchainer que les rôles très dramatiques (Le Point de Mire, A chacun son enfer): la grande Annie Girardot déboule dans ce décor un peu sinistre pour y injecter sa gouaille et son talent comique. Au milieu d’une troupe de comédiens tous non professionnels (hormis Christian Barbier), elle tente de rendre cette patronne de resto attachante et fonceuse, peu aidée par de pauvres répliques. Le film a disparu rapidement des radars, son réalisateur aussi: pas certain qu’il soit complètement nécessaire de s’imposer une révision!

ANNEE DE PRODUCTION 1977.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une "comédie" belge à la traine, entre réalisation approximative et script inexistant. Annie Girardot fait de son mieux, ça ne fait pas un film hélas!

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