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JE NE SUIS PAS UN ANGE

Tira est danseuse et dompteuse de lions dans un cirque, et reçoit dans sa chambre des hommes dont elle collectionne les cadeaux. Un horoscope lui ayant prédit qu’elle rencontrerait un homme riche, elle courtise ceux qui viennent la voir à la fin du spectacle. L’un d’eux, Jack Clayton, tombe amoureux d’elle…

En 1933, le Code Hays mettant en place la censure sur l’industrie cinématographique n’était pas encore en vigueur et bon nombre de films se permettaient de traiter de tous les thèmes « fâcheux » et scandaleux (adultère, divorce, sexe, alcoolisme, cupidité, etc…). Justement cette même année, la sulfureuse Mae West, sex symbol controversé, mit en chantier ce titre de comédie qu’elle prit soin d’écrire elle même avec dialogues grivois au programme, sous entendus salaces, répliques coquines, etc… Le style Mae West donc, qui ne jouait pas que sur ses formes plantureuses, mais également sur son don comique et ses atours de prédatrice sexuelle couverte de diamants et de plumes d’autruche blanches. Le scénario ne vole certes pas très haut, il tient essentiellement sur les tirades provocatrices de la Belle, sur ses ronronnements équivoques et sur l’effet qu’elle produit sur tous les hommes qui l’approchent. Et puis, il y a quelques numéros musicaux comme lorsqu’elle chante au piano I Want You I Need You tandis que Cary Grant, alors jeune débutant, la dévore des yeux: un moment plutôt croquignolesque! Le réalisateur, Wesley Ruggles, n’est pas précisément un débutant dans le métier puisqu’il a commencé à tourner dès les années 10, à l’époque du muet et s’il ne cherche pas à canaliser l’énergie fulgurante de son actrice, il se contente d’une mise en scène fonctionnelle autour de la Star.

Je ne suis pas un ange situe le dernier tiers de son intrigue (tout de même maigrichonne) dans l’enceinte d’un tribunal où Tira réclame des dommages et intérêts à son soupirant qui a finalement refusé de l’épouser au tout dernier moment. Cette parodie de justice, rigolote et légère, où elle met même le juge dans sa poche, n’a pas la prétention d’être du grand cinéma, mais fait passer un moment distrayant. Tout à l’honneur de Miss West dont on disait qu’à côté d’elle « un ver de terre a l’air d’un paralytique »! C’est dire le tableau croustillant que l’on faisait de cette vamp phénomène!

ANNEE DE PRODUCTION 1933.

 

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Une aimable comédie grivoise soutenue par l'abattage de Mae West, actrice sex symbol des années 30, nous régalant de dialogues ouvertement provocateurs.

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